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Aube Dorée veut "faire des abats-jours" de la peau des étrangers

Ce contenu a été publié le 06 mars 2013 - 16:37
(Keystone-ATS)

La Grèce s'est retrouvée mercredi confrontée aux discours et actes de haine racistes de son parti parlementaire néonazi, Aube Dorée. Des images de la chaîne de télévision britannique Channel Four ont suscité un sursaut au sein de la police.

La toute nouvelle Direction policière de lutte contre la violence raciste, mise en place sous la pression internationale, a annoncé avoir transmis ces images au parquet d'Athènes. Diffusées mardi, elles avaient été filmées par Channel Four avant les élections de juin, qui avaient rapporté 7% des voix à Aube Dorée (en grec Chryssi Avghi).

La vidéo suit le candidat néonazi Alexandros Plomaritis pendant sa campagne dans le quartier athénien d'Aghio Panteléimon, bastion d'Aube Dorée. Elle montre M. Plomaritis dans un marché de plein air insultant passants étrangers et commerçants refusant ses tracts.

On le voit aussi en train de "plaisanter" avec des amis sur le sort à réserver aux sympathisants de gauche et étrangers: "Nous sommes prêts à ouvrir les fours (...), nous en ferons des savons pour laver les voitures et les trottoirs (...), on fabriquera des abat-jour avec leur peau", lance-t-il notamment. Images et sons étaient relayés mercredi par tous les médias grecs.

La justice se mobilise

Depuis l'entrée au Parlement de 18 députés en juin, Aube Dorée a tenté de dissimuler son caractère néonazi sous un discours ultranationaliste. La formation a nié être à l'origine de la vague de violences xénophobes qui a valu au pays d'être interpellé par toutes les organisations de défense des droits de l'homme et signalé comme potentiellement dangereux par le département d'Etat américain.

Le chef d'Aube Dorée, Nikos Mihaloliakos, avait pour sa part publiquement nié en mai l'extermination des Juifs par les nazis, et l'existence des camps, chambres à gaz et fours crématoires, sans être inquiété par la justice.

Début de mobilisation

Depuis peu, après des années d'incurie sinon de complaisance, la police et la justice grecques ont compliqué sa tâche en entreprenant de se mobiliser contre le militantisme raciste et antisémite.

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