Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Ueli Maurer est de plus en plus sous pression après la publication des évaluations du Gripen, dont il dit n'avoir pas eu connaissance. La commission de la sécurité du Conseil des Etats veut que le ministre de la défense s'exprime rapidement. Le PLR lui donne 24 heures.

D'après les Forces aériennes suisses, l'avion de combat suédois ne remplit pas les conditions minimales pour la police du ciel. Lorsque le conseiller fédéral a recommandé en novembre 2011 au gouvernement l'achat de 22 Gripen, il s'est basé sur un rapport d'évaluation d'armasuisse, le centre de compétence pour les fournitures de l'armée, a expliqué le Département fédéral de la défense.

4,2 points

Mais selon le rapport dévoilé dimanche par la presse, le Gripen "est l'unique candidat qui n'atteint pas les capacités minimales pour tous les types de missions examinées". Dans les tests de 2008, l'avion suédois n'a obtenu que 4,2 points sur 9 dans les missions de police du ciel, alors qu'un minimum de 6 était souhaité. Le Rafale a obtenu 6,7 points et l'Eurofighter 6,2.

Après ces révélations, la commission de politique de sécurité du Conseil des Etats souhaite qu'Ueli Maurer s'explique rapidement sur le choix des Gripen pour remplacer les Tiger. En attendant, elle ne veut entreprendre aucune démarche et laisse toutes les options ouvertes, a-t-elle fait savoir lundi à l'issue de sa séance.

"La question de l'acquisition de nouveaux avions de combat se trouve en ce moment dans les mains du Conseil fédéral", a-t-elle précisé. Ce n'est que sur la base du programme d'armement que la commission s'assurera alors que la procédure de sélection a été menée de manière correcte et juste, qu'elle examinera les capacités de l'appareil retenu à remplir les missions prévues et vérifiera la question du financement.

Transparence exigée

Alors que le PLR, "choqué" par la "légèreté" de M. Maurer, lui demande d'apporter des réponses dans les 24 heures, la Société suisse des officiers exige la "transparence totale".

L'ancien commandant en chef des Forces aériennes suisses Fernand Carrel se dit pour sa part "absolument consterné" par le chemin que prend la procédure. "Cela me fait craindre le pire", dit-il.

ATS