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Le camp rose-vert conserve la majorité au gouvernement vaudois.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Coup double pour le camp rose-vert qui conserve la majorité au gouvernement vaudois: la Verte Béatrice Métraux et la socialiste Cesla Amarelle ont dit leur émotion après leur élection dimanche.

Fleurs rouges à la main, les deux élues sont arrivées ensemble, entourées par Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite, réélus au premier tour, au Parlement cantonal, où se tenait le stamm électoral. Le petit groupe a traversé la Cité, à Lausanne, entouré d'une cinquantaine de sympathisants du camp rose-vert.

"Nous sommes très contentes. On a vécu une campagne de deuxième tour extrêmement agressive. Nous avons répondu en travaillant sur le contenu et sur le terrain", a expliqué Cesla Amarelle, qui a participé plus de 400 événements aux quatre coins du canton. "Rien que samedi, j'ai pris part à sept événements de campagne".

Nouvelle formule

La nouvelle élue siégera aux côtés des six sortants pour la prochaine législature. Les Vaudois repartent-ils pour cinq ans de fameux "compromis dynamique" entre PS et PLR ? "Peut-être, on verra. Le nouveau collège doit trouver sa nouvelle formule", a-t-elle dit.

Facilement réélue, Béatrice Métraux a raté de très peu la majorité absolue. "Je suis émue. On a bien travaillé avec Cesla Amarelle. Nous nous sommes placées au-dessus de la campagne de droite, très agressive. Et cela a payé", a ajouté l'écologiste.

Selon le député écologiste Yves Ferrari, l'alliance de gauche a voté compact. "Très peu de Verts ont ajouté sur leur liste la Vert'libérale Isabelle Chevalley", a-t-il relevé.

Agressivité contre-productive

Pour Pierre-Yves Maillard, la dureté des propos et la volonté d'en découdre de la droite au deuxième tour se sont retournées contre elle. "Une partie de l'électorat du centre et de la droite n'a pas apprécié. Elle veut qu'on continue à travailler dans le compromis", a estimé le socialiste, qui souligne que Cesla Amarelle a décroché des voix au-delà de l'électorat rose-vert.

Le président du gouvernement ne pense pas que l'agressivité de la fin de campagne va laisser des traces au Conseil d'Etat: "Si on n'a pas trop mal travaillé ces dernières années, c'est parce qu'on a travaillé dans le respect", a-t-il rappelé.

La question de la future présidence reste ouverte. "On va en discuter. Je suis ouvert. Ce n'est pas une obsession pour moi", a ajouté, sans en dire plus, Pierre-Yves Maillard qui avait laissé entendre en mars qu'il ne comptait pas s'y accrocher. Parmi les priorités du futur gouvernement, la mise en oeuvre de la RIE 3 cantonale figure en bonne place.

ATS

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