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M. Barnier (d), a demandé des clarifications à Londres lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue britannique David Davis.

KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ

(sda-ats)

Le négociateur en chef européen pour le Brexit, Michel Barnier, a demandé jeudi des "clarifications" à Londres, en particulier sur les droits des citoyens européens et la facture du divorce. Il s'est exprimé à l'issue du 2e cycle de négociations à Bruxelles.

"Cette semaine était consacrée à la présentation. Le troisième round sera pour la clarification", a expliqué M. Barnier lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue britannique David Davis.

Michel Barnier a notamment évoqué le sort des ressortissants de pays membres de l'Union européenne (UE) résidant en Grande-Bretagne, la question de ce que doit payer le Royaume-Uni, plusieurs dizaine de milliards d'euros selon l'UE, ou encore le dossier de la frontière séparant la République d'Irlande de l'Irlande du Nord.

Au total, environ 150 spécialistes ont participé à ces quatre jours d'entrée en matière: 98 pour l'équipe venue de Londres, appuyés par des diplomates britanniques basés à Bruxelles, et 40 pour l'équipe de Michel Barnier, soutenus par d'autres représentants de l'UE.

Londres pour un "accord simple"

Le secrétaire d'Etat britannique au commerce international, Liam Fox, a estimé dans la foulée que l'accord commercial à venir entre la Royaume-Uni et l'UE devra être "le plus simple possible". Il a toutefois réitéré que son pays pouvait s'en sortir sans accord.

Il a encore précisé que l'accord serait simple puisque les deux parties ont déjà des règles de régulation similaires et n'ont pas de barrières commerciales. "La seule et unique raison qui nous empêcherait de trouver un accord libre et ouvert serait l'ingérence de la politique dans l'économie", a-t-il déclaré à la BBC.

Liam Fox a toutefois ajouté que le Royaume-Uni pourrait "survivre" sans trouver d'accord. Le ministre britannique des finances, Philip Hammond, avait pourtant déclaré que l'absence d'accord serait un "très, très mauvais résultat".

Liam Fox devait rencontrer jeudi en fin d'après-midi à Genève le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Roberto Azevedo.

Débat à Londres en septembre

Par ailleurs, les débats au parlement britannique sur le projet de loi pour organiser la transposition des lois européennes dans la législation débuteront le 7 septembre, a annoncé Andrea Leadsom, présidente de la chambre des Communes. Ce projet de loi donne pouvoir aux ministres de corriger les lois afin qu'elles continuent de fonctionner une fois transposées dans le droit britannique.

Le "Repeal Bill", essentiel pour les objectifs fixés par le gouvernement de Theresa May afin de quitter l'UE en mars 2019, doit supprimer l'European Communities Act de 1972 et donner au parlement et à l'exécutif britanniques le pouvoir de changer les lois existantes.

Andrea Leadsom a déclaré que le projet de loi serait présenté en seconde lecture au parlement du 7 septembre au 11 septembre. Au terme de deux jours de débat, les députés se prononceront sur un accord de principe. Les parlementaires pourront ensuite proposer des changements au projet de loi ou y ajouter des amendements.

ATS