Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Epilogue pour l'affaire Baxxter: un accord a été trouvé lundi entre les parties lors d'une audience au Tribunal d'arrondissement de la Côte à Nyon (VD). La promeneuse du chien a renoncé à maintenir l'opposition à sa condamnation pénale.

La femme a reconnu sa culpabilité et accepté sa condamnation à 30 jours amende avec sursis pour lésions corporelles par négligence, prononcée en juillet 2011. Fin 2009, le pitbull Baxxter qu'elle tenait en laisse avait blessé un bébé à l'oeil à Préverenges (VD).

Lundi, le président du tribunal de police l'a encouragée à trouver une porte de sortie. Le maintien de l'opposition ne fera qu'augmenter encore les frais de justice et il y a un risque concret de condamnation, a-t-il argué.

Solde de tout compte

Une interruption d'audience a permis de trouver un accord. Une convention a été passée entre la famille du petit garçon et la promeneuse. Outre admettre sa négligence, la promeneuse y reconnaît que le petit garçon a été blessé d'un coup de croc et non d'une griffure, un point qui tenait à coeur à la famille.

L'accord prévoit également une solution civile. Un arrangement a été trouvé avec l'assureur de la promeneuse. Un montant de 16'000 francs pour tort moral et participation aux frais d'avocat sera accordé à la famille pour solde de tout compte.

Frais excessifs

L'avocat de la promeneuse de Baxxter Dan Bally a en revanche maintenu l'opposition aux frais de justice, jugés excessifs. "Ma cliente qui est à l'AI ne pourra jamais les payer", a-t-il déclaré. Le défenseur a notamment mis en cause les coûts d'expertise du pitbull.

Suite à l'incident fortement médiatisés, la promeneuse a dû déménager, car elle se faisait insulter par le voisinage. Elle souffre par ailleurs de dépression, a rappelé son avocat. Durant l'audience pendant laquelle elle a rencontré pour la première fois les parents du bébé, elle a raconté avoir dû faire piquer son dobergman, chien non autorisé dans son nouveau canton de résidence le Valais.

Depuis le mois d'août dernier, le molosse a trouvé une nouvelle famille aux Etats-Unis. Il y a été adopté par une personne d'origine suisse.

ATS