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Potosi - Une centaine de touristes sont bloqués à Potosi, ville minière de Bolivie paralysée par un conflit social. Certains voudraient partir depuis une semaine. La moitié sont des Français, et cinq sont Suisses.
L'exaspération voire l'inquiétude commençaient de s'emparer vendredi des touristes bloqués. "On a des personnes qui souffrent de l'altitude, des asthmatiques. Nous sommes allés voir la Croix-Rouge qui nous a donné de l'oxygène. On nous a recommandé de redescendre au plus vite. Mais pour descendre, il faudrait pouvoir sortir...", s'est plaint un Français bloqué avec deux enfants.
Pour le 9e jour consécutif, des professeurs, paysans, mineurs, ont bloqué des axes routiers vers Potosi, empêchant l'accès à cette ville de 160'000 habitants située à 4000 m d'altitude. Ils réclament du pouvoir central davantage d'investissements dans leur région, notamment une route et un aéroport.
En ville, police et armée se faisaient extrêmement discrètes. Le gouvernement d'Evo Morales souhaite éviter à tout prix que la situation ne s'envenime dans cette cité tenue par un maire d'opposition.
"Si nous sortons, il y aura une guerre civile", a dit un policier à une Française qui était allée chercher du soutien dans un poste de police. "On est 'prisonniers' c'est vrai, mais on ne court pas de danger", tempérait un autre touriste. Celui-ci relevait que malgré la grève générale, des commerces ou des restaurants ouvraient à la demande.
Les Français forment le plus gros contingent de touristes bloqués. Mais des ressortissants espagnols, suisses, américains, japonais, brésiliens, argentins, chiliens, italiens et canadiens, ont aussi été recensés, indique-t-on de source diplomatique.
Selon le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), cinq Suisses sont actuellement bloqués à Potosi. "Ils ne sont pas en danger", a précisé la porte-parole du DFAE Carole Wälti. L'ambassade de Suisse à La Paz est en contact avec eux.
Les "bloqueos" de routes ou villes à l'occasion de conflits sociaux sont fréquents en Bolivie.

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ATS