Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'armée continuait lundi de bombarder des bastions rebelles en Syrie, où 74 personnes ont trouvé la mort, selon une ONG. L'émissaire de l'ONU Kofi Annan s'est dit "gravement préoccupé" par la situation dans les villes de Homs et Haffeh, qui subissent des offensives du régime.

Selon la MISNUS, la mission de supervision de l'ONU en Syrie, des hélicoptères syriens ont ouvert le feu lundi sur les villes rebelles de Rastane et de Talbisseh, au nord de Homs. Les "bérets bleus" font également état de tirs de mortier et de mitrailleuse dans ces deux localités.

Les bombardements ont visé également la localité de Haffeh dans la province de Lattaquié, pilonnée depuis six jours, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). La situation y est "terrible et les chars de l'armée sont aux portes de la ville", a dit un habitant. "Il n'y a qu'un seul médecin qui traite les blessés dans la ville".

Civils piégés à Homs et Haffeh

Kofi Annan s'est ému de cette situation. "Un grand nombre de civils serait pris au piège dans ces deux villes" (Homs et Haffeh), a déclaré son porte-parole.

Kofi Annan "est particulièrement inquiet des récents bombardements à Homs ainsi que des informations faisant état de l'usage de mortiers, de chars et d'hélicoptères dans la localité de Haffeh", a-t-il souligné.

L'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe demande l'envoi d'observateurs militaires des Nations unies à Haffeh. Il "exige que les parties prennent toutes les mesures pour garantir que les civils ne seront pas touchés", a-t-il ajouté.

Combats intensifiés

Les combats se sont intensifiés ces derniers jours dans plusieurs villes du pays et ont touché Damas, l'Armée syrienne libre (ASL), formée principalement de militaires dissidents, faisant subir des pertes de plus en plus lourdes aux troupes du régime.

Sur le plan diplomatique, la Turquie étudie la proposition russe d'organiser une conférence internationale sur la Syrie pour tenter de sauver le plan Annan, a déclaré un responsable turc.

ATS