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Le "Round-Up" de Monsanto toujours dans le collimateur des agriculteurs bio (archives)

KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ

(sda-ats)

L'incertitude demeure concernant un accord sur le glyphosate au niveau européen. Les pays de l'UE ne sont pas parvenus à s'accorder sur la prolongation de cinq ans de la licence de cet herbicide controversé. Un nouveau vote pourrait avoir lieu en décembre à Bruxelles.

La nouvelle proposition de réautorisation faite par la Commission européenne, pour une période deux fois plus courte qu'elle ne le souhaitait initialement, n'a pas convaincu les pays les plus réticents, comme la France.

"Pas d'opinion", c'est le résultat du vote organisé jeudi à Bruxelles en l'absence d'une majorité claire, pour ou contre l'autorisation, a expliqué la Commission dans un bref communiqué.

Une majorité de pays (14) se sont prononcés en faveur de la proposition de la Commission. Mais pour être validée, sa proposition doit recueillir le soutien de 16 des 28 Etats membres, représentant au moins 65% de la population de l'Union européenne.

"Prenant en compte ses obligations légales et le fait que l'autorisation actuelle expire le 15 décembre prochain, la Commission européenne va maintenant soumettre fin novembre la proposition à un comité d'appel", est-il précisé dans le communiqué.

La proposition initiale était de reconduire l'autorisation pour dix ans, après le feu vert donné par l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (Efsa), mais la Commission avait tenu compte des appréhensions de nombreux pays et l'avait réduite à 5 ans.

Paris vote contre

"Un bon résultat pour notre santé et l'environnement", s'est félicitée la ministre luxembourgeoise Carole Dieschbourg sur Twitter. "La Belgique a maintenu sa position et demande un plan de sortie du glyphosate selon une élimination progressive ("phasing out"), et le support de l'UE au développement d'alternatives pour l'agriculture", lui a fait écho le ministre belge de l'agriculture Denis Ducarme.

La France, poids lourd démographique de l'UE, avait annoncé mercredi sa volonté de voter contre. "Paris est sur une position de trois ans", avait précisé le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot. L'Allemagne s'est pour sa part abstenue de voter.

Si le comité d'appel saisi par la Commission ne débouche toujours pas sur une décision majoritaire des Etats membres, la décision finale reviendra à la Commission européenne. Mais le commissaire à la santé Vytenis Andriukaitis a rejeté plusieurs fois l'idée d'assumer seul la responsabilité d'une décision de renouvellement, assurant qu'elle devait être "partagée" avec les Etats membres.

Divisions récurrentes

La réunion précédente du 25 octobre avait montré que les Etats membres restaient en effet très divisés sur le sort de cet herbicide controversé, classé "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer, un organe de l'OMS.

Deux avaient défendu une autorisation pour trois ans, un autre une "élimination progressive" dans les cinq ans. Mais "plusieurs" Etats s'étaient prononcés en faveur d'un renouvellement pour 15 ans et avaient ajouté que le compromis le plus bas qu'ils pourraient accepter était de sept ans.

Les adversaires du glyphosate estiment, eux, que le principe de précaution devrait prévaloir. Sont venues s'ajouter à la controverse les accusations d'influence exercée par le géant de l'agrochimie Monsanto sur le contenu des études scientifiques publiées.

Au sein de l'Union européenne, les pesticides à base de glyphosate représentent un marché d'environ un milliard d'euros. La substance active, herbicide le plus utilisé dans l'UE, est plébiscitée par les cultivateurs pour son efficacité et son faible coût.

"Inacceptable"

Le principal syndicat européen d'agriculteurs, le Copa-Cogeca, a jugé en amont du vote de jeudi que la proposition portant sur cinq ans était "inacceptable".

"Ni les émotions, ni la politique ne devraient régir des décisions aussi importantes", a regretté le secrétaire-général du syndicat Pekka Pesonen.

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ATS