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Burkhalter appelle à libérer les otages à Slaviansk

Ce contenu a été publié le 28 avril 2014 - 07:14
(Keystone-ATS)

Le président de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) Didier Burkhalter condamne la détention des inspecteurs de l'organisation à Slaviansk, dans l'est de l'Ukraine, par des militants prorusses. Il appelle à leur libération, a-t-il écrit dans un communiqué.

Le chef de la diplomatie suisse relève que la relaxe de l'un des inspecteurs dimanche, un Suédois, est un "pas positif". L'OSCE poursuit les négociations, à plusieurs niveaux, précise-t-il dans le communiqué.

M. Burkhalter juge toutefois "inacceptable" la détention des observateurs militaires de l'OSCE et des officiers ukrainiens qui les accompagnaient, tous non armés. Il rappelle que la "sécurité de tous les observateurs internationaux dans le pays doit être garantie et assurée".

Le conseiller fédéral appelle toutes les parties à se conformer aux dispositions prises à Genève. L'incident de Slaviansk va à l'encontre de l'esprit de la réunion du 17 avril dans la cité de Calvin entre l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l'Union européenne, qui visait à la désescalade en Ukraine, note-t-il, réitérant sa demande de résoudre la crise par le dialogue.

"Des invités"

Accusés par les insurgés d'être des "espions de l'OTAN", huit observateurs de l'OSCE, quatre Allemands, un Tchèque, un Danois, un Polonais et un Suédois, et plusieurs officiers ukrainiens sont retenus depuis vendredi par des séparatistes prorusses.

Le Suédois a été relâché dimanche pour raison médicale. "Il souffre d'une forme légère de diabète, aussi avons-nous décidé de le laisser partir", a expliqué une porte-parole des séparatistes.

Viatcheslav Ponomarev, chef séparatiste et maire autoproclamé de Slaviansk, a expliqué que dans la ville "en situation de guerre, tout personnel militaire qui n'a pas notre permission est considéré comme prisonnier de guerre".

Le chef des inspecteurs, le colonel allemand Axel Schneider, a assuré lors d'une conférence de presse que personne n'avait été soumis à de mauvais traitements physiques, mais qu'il leur tardait de rentrer chez eux.

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