Navigation

Cassis appelle Moscou et Kiev à la désescalade

Sergueï Lavrov et Ignazio Cassis ne sont pas forcément sur la même approche pour le différend entre la Russie et et l'Ukraine. KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI sda-ats
Ce contenu a été publié le 28 novembre 2018 - 16:13
(Keystone-ATS)

La Suisse appelle la Russie et l'Ukraine à la désescalade sur les tensions liées aux navires ukrainiens dans le détroit entre Mer Noire et Mer d'Azov. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a demandé mercredi à Genève aux parties à se conformer au droit international.

Les règles du droit passage du détroit de Kerch "ne sont pas une décision qu'un ministre ou un responsable politique peuvent prendre", a-t-il dit devant la presse au terme de sa rencontre avec son homologue russe. "Le droit international public doit être observé" et "il faut éviter de mettre en danger cette région", a-t-il ajouté.

De son côté, M. Lavrov a rétorqué qu'il était à "100% pour le droit international" mais cette zone fait partie selon lui des eaux territoriales russes. Il prend l'appel du conseiller fédéral aux deux parties comme "la confirmation de la responsabilité des autorités ukrainiennes pour ce qui s'est passé". Dans le cas contraire, Berne n'aurait lancé de mise en garde qu'à Moscou, selon lui.

M. Lavrov dénonce aussi la volonté du président ukrainien, qui a promulgué la loi martiale, de vouloir utiliser ce différend pour régler des problèmes intérieurs. Et "d'empêcher les Européens d'être fatigués par l'Ukraine".

Les règles de passage du détroit sont claires et les Ukrainiens "le savaient très bien", ajoute le ministre russe. Ils s'y sont conformés par le passé mais les officiers des navires saisis par la Russie avaient des "ordres de ne pas informer les gardes-frontière russes et de pénétrer dans la Mer d'Azov", dit-il encore.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.