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Les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles alors que le gouvernement espagnol a annoncé qu'il allait de l'avant pour suspendre l'autonomie de la Catalogne.

KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET

(sda-ats)

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron ont affiché jeudi un soutien clair au gouvernement espagnol, en pleine crise catalane. D'autres responsables européens ont préféré appeler au dialogue entre Madrid et Barcelone.

Les dirigeants de l'Union européenne, réunis en sommet jeudi et vendredi à Bruxelles, vont "envoyer" un "message d'unité autour de l'Espagne" en pleine crise catalane, a dit M. Macron à son arrivée dans la capitale belge. Le président français devait rencontrer en fin d'après-midi le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

"Nous soutenons la position du gouvernement espagnol (...) Nous espérons aussi que des solutions pourront être trouvées sur la base de la Constitution espagnole", a de son côté affirmé Mme Merkel.

Ce sommet se réunit alors que le gouvernement espagnol a annoncé qu'il allait de l'avant pour suspendre l'autonomie de la Catalogne, après la menace du président catalan Carles Puigdemont de déclarer l'indépendance si la "répression" continuait.

Violence condamnée

De leur côté, les dirigeants belge et luxembourgeois, Charles Michel et Xavier Bettel, ont préféré insister sur un appel au dialogue entre Madrid et les indépendantistes catalans pour régler la crise.

Malgré les protestations de Madrid, MM. Michel et Bettel ont aussi rappelé qu'à leurs yeux "la violence n'est pas une réponse", une condamnation à peine voilée des violences policières qui ont émaillé le réferendum d'indépendance interdit du 1er octobre en Catalogne.

"Qui peut valider la violence, d'où quelle vienne? Personne !", a lancé le Premier ministre belge. "Comme Européen, je considère qu'il faut chaque fois appeler au dialogue politique lorsqu'il y a une crise politique", a-t-il affirmé.

Le gouvernement espagnol a fait jeudi un pas de plus vers une suspension de l'autonomie de la Catalogne, accusant Carles Puigdemont de chercher "l'affrontement systématique" dans une crise qui menace la stabilité de l'Espagne et inquiète l'Europe.

"Si le gouvernement persiste à empêcher le dialogue et poursuivre la répression, le Parlement de Catalogne pourra procéder (...) au vote d'une déclaration formelle d'indépendance", a écrit jeudi M. Puigdemont dans une lettre adressée à Mariano Rajoy.

La précision sur l'absence de déclaration d'indépendance aurait pu ouvrir la voie à l'apaisement. Mais Madrid y a vu une menace et promis de "prendre toutes les mesures (..) pour restaurer au plus vite la légalité et l'ordre constitutionnel" en Catalogne.

Les mesures de suspension de l'autonomie seront définies samedi lors d'un conseil des ministres extraordinaire qui devra les transmettre au Sénat, en vue de leur validation fin octobre.

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ATS