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TF1 a annoncé le rachat du producteur Newen, qui réalise notamment le feuilleton-phare de France 3 "Plus Belle la Vie". Cette alliance doit permettre au groupe de télévision privé de développer la production française en Europe.

Cette opération illustre la volonté des grands groupes audiovisuels de renforcer leurs productions de contenus, nerf de la guerre des médias.

TF1 et Newen ont indiqué dans un communiqué avoir "signé un accord permettant à la chaîne de télévision de devenir actionnaire à hauteur de 70% du capital de FLCP, société holding de Newen", sans indiquer le montant de la transaction. Les actionnaires actuels de FLCP, dont l'équipe dirigeante, garderont 30% du capital.

Les deux groupes étaient en négociations exclusives depuis le 29 octobre. Le directeur général de TF1, Nonce Paolini, avait indiqué la semaine dernière espérer boucler d'"ici la fin de l'année" le rachat de Newen, deuxième producteur français de fiction et troisième producteur de flux (jeux, talk shows, etc).

Newen est aussi le premier fournisseur de programmes du groupe France Télévisions, avec lequel il réalise les deux tiers de son chiffre d'affaires.

Pour TF1, ce partenariat a pour objectif de "développer la production française à l'international et notamment auprès des grands diffuseurs européens". Il s'exercera "dans le respect de la liberté éditoriale et de l'indépendance commerciale" de Newen, assurent les deux groupes.

Accélération nécessaire

TF1, premier groupe privé de télévision gratuite en France, veut en effet constituer, autour de Newen, un pôle de production européen, à l'image du groupe de télévision britannique ITV ou du groupe Vivendi de Vincent Bolloré.

La société de production, qui propose actuellement plus de 1300 heures de programmes par an au sein de ses quatre filiales Telfrance, Capa, Be Aware et 17 juin Media, distribue ses productions et coproductions dans plus de 80 pays, à l'instar de "Versailles", la série la plus chère de l'histoire de la télévision française.

En nouant ce partenariat, TF1 et Newen se donnent pour objectifs "d'accélérer le déploiement de la production et de la distribution au niveau international, face à une concurrence de plus en plus forte venant de puissants groupes non européens". L'idée à terme est de rivaliser avec des géants américains comme Netflix ou Amazon, qui dépensent pour leurs séries cinq fois plus que les Français.

Projets suspendus

Cette nouvelle activité sera "indépendante des chaînes du groupe TF1", qui indique que Newen veillera "à préserver une relation de confiance avec ses clients privilégiés, avec l'assurance d'un maintien sur le long terme de leur approvisionnement en programmes de qualité".

Un message adressé à Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, qui a exprimé sa colère à l'idée que les programmes qu'elle commande au groupe de production deviennent la propriété de son concurrent TF1. Pour l'instant, les producteurs restent en effet propriétaires des programmes qu'ils vendent aux chaînes.

Or le groupe public commande depuis dix ans à Newen "Plus belle la vie", série phare de France 3, ou encore "Faites entrer l'accusé" (France 2), "Les Maternelles", "Le Magazine de la santé" (France 5), "Candice Renoir" et des reportages pour "Envoyé Spécial", "Des Racines et des Ailes" et "Thalassa".

Depuis l'annonce du projet de rachat, Delphine Ernotte a suspendu tous ses projets avec Newen. Lundi soir, France Télévisions a de nouveau averti qu'il ne travaillerait pas avec Newen sans garanties sur ce point: "la question de la protection des investissements publics n'est pas résolue", a indiqué le groupe.

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ATS