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Tant la Banque nationale suisse (BNS) que le Conseil fédéral ont fait examiner les comptes bancaires du président de la BNS Philipp Hildebrand, après que des rumeurs de transactions illégales ont été transmises par un tiers au gouvernement. Soupçonné d'être l'informateur, Christoph Blocher dément.

Interrogé sur l'affaire lundi en marge d'une manifestation à laquelle il participait à Niederglatt (ZH), Christoph Blocher a déclaré qu'il "n'en sait rien". Il n'a pas vu les reproches à son encontre dans la presse.

Et le vice-président de l'UDC d'ajouter au micro de la télévision publique alémanique SF: "il y a un temps pour se taire et un temps pour causer. Dans cette affaire, c'est maintenant le temps pour moi de me taire".

Le porte-parole du gouvernement André Simonazzi a de son côté confirmé des articles en ce sens de la "SonntagsZeitung" et de la "NZZ am Sonntag". En décembre 2011, la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey a "reçu des informations de tiers" sur des supposées opérations boursières de M. Hildebrand, en particulier des transactions sur le marché des devises dans le courant de l'année.

Pas plus de détails

Selon les deux journaux dominicaux, l'informateur serait l'ex-conseiller fédéral Christoph Blocher. Mais André Simonazzi, interrogé par l'ats, refuse de préciser. "Il n'appartient pas à la Confédération de confirmer quelles personnes se sont manifestées. Le Conseil fédéral ne donne pas non plus de détails sur les informations livrées par ce tiers", a-t-il dit.

Kurt Grüter et Michel Huissoud, respectivement directeur et vice-directeur du Contrôle fédéral des finances, ont été chargés "d'examiner tous les comptes bancaires de M. Hildebrand et des membres de sa famille afin d'évaluer s'il y a eu des transactions qui pourraient être problématiques au regard de sa fonction".

Cette enquête a montré que M. Hildebrand n'a pas bénéficié illicitement et personnellement de l'introduction en septembre du taux plancher face à l'euro et qu'aucune transaction illicite n'a été opérée.

ATS