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Cinq morts au Nicaragua, le gouvernement appelle au dialogue

Masaya, ville d'artisans et de petits agriculteurs a souffert de saccages et d'incendies de magasins, attribués par beaucoup d'habitants aux forces de l'ordre. Celles-ci s'en défendent et pointent du doigt des fauteurs de trouble anti-gouvernementaux.

KEYSTONE/AP/ESTEBAN FELIX

(sda-ats)

Au moins cinq personnes ont été tuées au Nicaragua dans de nouvelles violences en marge des manifestations contre le président Daniel Ortega. La vice-présidente a appelé lundi au dialogue.

Ces derniers jours, Masaya, ville située à 30 km au sud-est de la capitale Managua, s'est transformée en véritable champ de bataille entre manifestants et forces de l'ordre. Ces dernières tentent de dégager par la force les nombreuses barricades obstruant les rues de cette localité de 100'000 habitants.

A la suite de nouveaux affrontements dans la nuit de dimanche à lundi, "nous avons établi un bilan préalable de cinq citoyens de Masaya tués, c'est-à-dire assassinés", a accusé Alvaro Leiva, président de l'Association nicaraguayenne de protection des droits de l'homme (ANPDH).

Avant ces incidents, le dernier bilan du Centre nicaraguayen des droits de l'homme (Cenidh) faisait état de plus de 113 personnes mortes dans tout le pays depuis le début mi-avril d'une vague de manifestations contre Daniel Ortega. Le président lui dénonce une "conspiration de l'opposition" visant à le renverser. De leur côté, les opposants l'accusent de faire appel à des groupes de civils armés mobilisés en milice.

"Nous voulons le dialogue"

Dans une apparente tentative d'apaisement, Rosario Murillo, Première dame et vice-présidente du pays, a lancé lundi un appel au dialogue sur les médias d'Etat, sans toutefois faire de proposition concrète à l'opposition.

"Nous voulons tous la paix, nous voulons le dialogue, nous voulons travailler ensemble et nous écouter, discuter de tous les sujets parce qu'il y a une solution à tout", a-t-elle assuré. Elle s'est dite "engagée en faveur du dialogue, du travail, de la sécurité et de la paix".

Dimanche à Rome, le pape François avait demandé la reprise du dialogue au Nicaragua. Trois jours auparavant la Conférence épiscopale de ce pays largement catholique - qui s'était proposée comme médiatrice entre gouvernement et opposition - avait prévenu que le dialogue ne reprendrait pas tant que la répression se poursuivait.

Rejet du chef de l'Etat

Or les évènements de ces derniers jours à Masaya, devenu l'épicentre de la contestation, n'engagent pas à l'optimisme. Cette ville d'artisans et de petits agriculteurs a souffert de saccages et d'incendies de magasins, attribués par beaucoup d'habitants aux forces de l'ordre. Celles-ci s'en défendent et pointent du doigt des fauteurs de troubles anti-gouvernementaux.

Héros de la révolution sandiniste qui avait renversé la dictature en 1979, Daniel Ortega voit le vent tourner contre lui depuis la mi-avril. Il est confronté à une vague de contestation sans précédent, déclenchée par une réforme des retraites abandonnée depuis, mais qui a vite tourné à un mouvement général de rejet du chef de l'Etat, accusé de brider les libertés et confisquer le pouvoir. Il dirige le Nicaragua depuis 2007, après un premier passage de 1979 à 1990.

Sur les réseaux sociaux, les opposants appellent la population à constituer des réserves d'eau et de nourriture et à veiller à la sécurité de leur quartier. Ils exhortent également les Nicaraguayens à ne pas régler leurs impôts ni leurs factures d'eau et d'électricité.

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