Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les responsables religieux musulmans au Proche-Orient ont critiqué la décision de "Charlie Hebdo" de publier de nouveaux dessins du prophète Mahomet. En France au contraire, où cinq millions d'exemplaires de ce numéro historique ont vite été écoulés, François Hollande a déclaré que "Charlie Hebdo vit et vivra".

Le président français a salué en soirée la parution le même jour de l'édition des "survivants" du journal satirique. "On peut assassiner des hommes, des femmes, on ne tue jamais leurs idées, au contraire", a souligné le chef de l'Etat.

Blocage

Mercredi matin,peu après la sortie dans les kiosques du journal décimé le 7 janvier par un attentat djihadiste, un tribunal de Diyarbakir (sud-est) avait ordonné le blocage en Turquie de toutes les pages web qui reproduisent sa Une. Cette dernière est largement jugée outrageante dans le monde islamique.

Sur ce dessin de Luz, un Mahomet la larme à l'oeil tient une pancarte "Je suis Charlie", le slogan des millions des manifestants qui ont défilé en France et à l'étranger pour condamner les attaques djihadistes qui ont fait 17 morts en trois jours à Paris.

"La liberté d'expression n'autorise personne à dire tout ce qu'il veut", a argumenté le tribunal turc, "les mots, écrits, dessins et publications qui dénigrent les valeurs religieuses et le prophète constituent une insulte pour les croyants".

Le mufti de Jérusalem parle d'insulte

Comme lors des précédentes publications de caricatures du prophète, autorités politiques et religieuses ont sévèrement dénoncé la nouvelle "provocation" de "Charlie Hebdo".

L'Union mondiale des oulémas musulmans a estimé qu'il n'était "ni raisonnable, ni logique, ni sage" de publier de nouveaux dessins "offensant le prophète ou attaquant l'islam". "C'est un acte extrêmement stupide", a renchéri la radio du groupe Etat islamique (EI), qui contrôle de larges pans de territoire en Irak et en Syrie.

Le mufti de Jérusalem, plus haute autorité religieuse dans les Territoires palestiniens, a dénoncé une "insulte". Et le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif appelé au "respect" mutuel des convictions religieuses.

Aux Philippines, environ 1500 personnes ont manifesté contre le journal satirique à Marawi, une des villes à majorité musulmane de l'archipel.

Le principal parti de l'opposition islamiste en Jordanie a appelé "Charlie Hebdo" à présenter des "excuses aux musulmans" pour avoir publié de nouvelles caricatures du prophète Mahomet.

Publication turque sous surveillance

Adversaire déterminé du régime islamo conservateur du président turc Recep Tayyip Erdogan, "Cumhuriyet" a été le seul quotidien d'un pays musulman à oser publier dans son édition papier de mercredi la caricature polémique de "Charlie Hebdo".

Sa direction a longtemps hésité avant de défier l'interdit. Le journal devait initialement publier l'intégralité du nouveau numéro. Elle s'est finalement contentée, après un vif débat interne, d'un encart de quatre pages.

La police turque a fait une descente dans la nuit à l'imprimerie du journal à Istanbul pour examiner son contenu avant de donner son feu vert à sa distribution. Des forces de l'ordre ont également été déployées autour du siège de "Cumhuriyet" à Istanbul et de sa rédaction à Ankara pour parer à tout incident.

Kiosques pris d'assaut

En France, à 10h00, on ne trouvait plus aucun exemplaire de ce numéro historique, qui a bénéficié d'un tirage record de cinq millions d'exemplaires cette semaine. Ce journal ne tire habituellement qu'à 60'000, pour une vente de 30'000 à 35'000 exemplaires par semaine.

Vendu trois euros, ce numéro 1178 était proposé sur internet à des prix s'envolant jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS