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Pendant que le camp rose-vert et certains länders allemands s'agitent, le ministre des Finances de Berlin, Wolfgang Schäuble, calme le jeu suite au mandat d'arrêt suisse contre trois inspecteurs du fisc de Rhénanie du Nord-Westphalie. Il rejette tout lien avec l'accord fiscal en cours de renégociation.

Le grand argentier allemand ne dit rien d'autre que le procureur de la Confédération Michael Lauber. "La justice en Suisse est indépendante, exactement comme en Allemagne", a déclaré le démocrate-chrétien (CDU) samedi en marge d'une rencontre entre ministres européens à Copenhague, rejetant tout lien entre le mandat d'arrêt et l'accord fiscal en train d'être renégocié entre Berne et Berlin.

Cette position a exaspéré l'opposition, sans le soutien de laquelle l'accord ne trouvera pas de majorité au Parlement allemand. "Au lieu de soutenir les employés du fisc poursuivis par la Suisse, qui ont permis par leur travail la découverte de pratiques d'évasion fiscale à une large échelle, le ministre des Finances montre de la compréhension pour la procédure suisse", ont déclaré deux politiciens verts, Gerhard Schick et Thomas Gambke.

Réaction claire exigée

Les sociaux-démocrates (SPD) et les Verts réclament une réaction claire de la part du gouvernement allemand. "L'action des autorités judiciaires suisses représente un procédé sans pareil et un acte inamical", a déclaré au "Handelsblatts" le porte-parole du groupe parlementaire du SPD au Bundestag, Carsten Schneider.

Si le gouvernement allemand ne conteste pas une telle action, la perception de l'Etat de droit et de la justice en Allemagne serait remise en question, a-t-il poursuivi. Il attend que Berlin "trouve des mots clairs".

ATS