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Au lendemain du "non" du Bundesrat allemand à l'accord fiscal avec la Suisse, la presse romande et alémanique ne donnait, samedi, plus beaucoup de chances au modèle Rubik. Seules la "Tribune de Genève" et la "NZZ" semblent y croire encore.

Par exemple, pour "Le Temps", le refus par l'Allemagne de l'accord avec la Suisse met dans l'immédiat davantage les banques que le Conseil fédéral dans une situation délicate. "Le moment est donc venu de sortir le plan B. Officiellement il n'y en a pas. Cette posture avait tout son sens pendant la négociation de l'impôt libératoire. Aujourd'hui, elle ne tient plus", note le journal.

Encore possible

"Il ne faut pas enterrer Rubik", écrit au contraire la "Tribune de Genève". Cet "ingénieux" système a reçu "un sacré coup de gourdin", mais l'accord ne se réduit pas à l'Allemagne, rappelle le journal. Dès le 1er janvier prochain, il entrera en application en Autriche et en Grande-Bretagne.

Pour "Le Quotidien Jurassien", l'échec s'inscrit dans la perspective des élections législatives allemandes d'octobre 2013. "L'opposition rouge-verte a tiré le maximum d'une instrumentalisation politique de cette polémique". "Berne et Berlin veulent encore croire à un miracle", réalisé par la commission de médiation. "Mais dans l'actuel climat politique allemand d'avant campagne électorale, un tel miracle paraît très aléatoire".

Pas solide

La "Neue Zürcher Zeitung" n'enterre pas un "système sophistiqué des impôts à la source". La Suisse a rempli sa tâche et "a développé un modèle fiscal qui est adapté", écrit la "NZZ". Il vaut la peine pour cette raison "de se battre pour une telle solution", écrit-elle.

Mais il est aussi clair pour le journal zurichois que "la construction judicieuse des impôts à la source" reste pour le moment "bâtie sur du sable". Les accords avec Londres et Vienne ne constituent pas "des fondements solides".

La "Basler Zeitung" redoute, elle, que ces deux pays renoncent à l'accord avec la Suisse après le non" allemand. Et des "efforts coordonnés" seraient lancés en Europe "pour atteindre l'échange automatique d'informations", poursuit-elle.

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ATS