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L'Union européenne veut s'assurer que la Chine mène une lutte efficace contre la contrefaçon de vins et de spiritueux du Vieux continent, grâce à un accord de coopération bilatérale en négociation. C'est ce qu'a annoncé mardi à Pékin le commissaire européen à l'agriculture.

"Je pense qu'en septembre nous serons en mesure de signer un protocole de coopération dans la lutte anti-contrefaçon. C'est particulièrement important pour nos vins et nos spiritueux, qui représentent la part la plus importante de nos exportations (de produits agricoles) vers le marché chinois", a déclaré Dacian Ciolos.

"La Chine dispose d'un cadre juridique et légal pour lutter contre (la contrefaçon). De notre point de vue, nous voulons nous assurer que ce cadre légal fonctionne vraiment avec efficacité", a ajouté M. Ciolos, en précisant que l'UE apporterait notamment une "assistance technique" à la Chine.

Crus français, premières victimes

Le marché chinois est inondé de contrefaçons de grands vins. Les premières victimes de ce vaste trafic sont les crus français, les plus réputés, en particulier les châteaux du bordelais.

Le montant annuel des exportations de vins et spiritueux européens vers la Chine dépasse 1 milliard d'euros (1,2 milliard de francs) et, même s'il est difficile d'évaluer les pertes dues à la contrefaçon, certaines estimations évoquent des centaines de millions d'euros.

Le château Lafite, célébrissime en Chine où il évoque tradition et raffinement à la française, est particulièrement copié. Selon Romain Vandevoorde, un importateur de vin à Pékin, "il y a plus de Lafite 1982 en Chine qu'il n'en a été produit en France".

Les autorités de Shanghai ont récemment saisi plus de 4000 fausses bouteilles de château Lafite, a annoncé mardi Chang Xiaocun, un responsable du ministère chinois du Commerce.

ATS