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L'indice de perception de la corruption ne mesure que les actes touchant le secteur public (image d'illustration).

Keystone/DPA/GUIDO KIRCHNER

(sda-ats)

La Suisse a gagné deux rangs dans l'indice de perception de la corruption de l'ONG Transparency International (TI). Elle passe à la troisième place. Au niveau mondial, l'ONG déplore toutefois le manque d'efforts déployés par les pays pour combattre la corruption.

La Nouvelle-Zélande vient à nouveau en tête de ce classement publié mercredi soir, talonnée par le Danemark. La Suisse grimpe sur le podium, ex-aequo avec la Finlande et la Norvège. La Confédération perd toutefois un point par rapport à l'an dernier, mais elle profite d'un recul encore plus fort d'autres pays, comme la Suède ou la Finlande.

Ce classement "ne veut pas dire pour autant qu’elle soit exempte de corruption", souligne le directeur de TI Suisse, Martin Hilti, cité dans un communiqué. "En effet, des affaires de corruption éclatent régulièrement en Suisse, dans le domaine des marchés publics, par exemple".

L'indice publié mercredi ne mesure en outre que les actes touchant le secteur public et pas le secteur privé, "qui présente précisément les risques les plus élevés en Suisse", ajoute-t-il. Par ailleurs, le troisième rang de la Suisse "ne veut pas dire que des entreprises helvétiques ne se rendent pas coupables d’actes de corruption à l’étranger".

Peu d'avancées

Au niveau mondial, l'organisation déplore le manque d'efforts déployés par les pays pour combattre la corruption, assurant qu'au cours des six dernières années quasiment aucune avancée n'a été enregistrée dans de nombreux pays.

Ces six dernières années, des pays comme le Sénégal, la Côte d'Ivoire ou la Grande-Bretagne ont accentué leurs efforts dans la lutte contre la corruption, mais la situation s'est détériorée dans d'autres Etats comme l'Allemagne ou l'Australie.

Parmi les 180 pays analysés, la lanterne rouge revient à la Somalie, précédée du Soudan du Sud, de la Syrie et de l'Afghanistan.

Corruption contre démocratie

Tendanciellement, c'est en particulier les pays accordant une faible protection à la presse et aux ONG qui présentent un haut niveau de corruption, souligne Transparency dans un autre communiqué publié depuis Berlin.

"Les pays qui protègent le moins la presse ou les ONG tendent également à avoir les pires taux de corruption", s'inquiète l'organisation basée à Berlin. "Aucun activiste ou journaliste ne devrait craindre pour sa vie lorsqu'il s'élève contre la corruption", a souligné l'une des dirigeantes de l'ONG, Patricia Moreira, citée dans un communiqué.

"Etant donné la répression contre la société civile et les médias dans le monde, nous devons faire plus pour ceux qui parlent", a-t-elle ajouté.

Chaque année, Transparency établit un "Rapport sur la perception de la corruption", une évaluation sur une échelle de 0 à 100 allant du pays le plus corrompu au plus vertueux. La Nouvelle-Zélande compte 89 points, contre 88 pour le Danemark et 85 pour la Suisse. La Somalie en a seulement neuf.

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ATS