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Covid: OMS et dirigeants mondiaux s'allient sur l'accès aux vaccins

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus et de nombreux dirigeants veulent collaborer face au coronavirus sur les vaccins et d'autres médicaments (archives). KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI sda-ats
Ce contenu a été publié le 24 avril 2020 - 16:42
(Keystone-ATS)

OMS, chefs d'Etat et entreprises s'engagent pour garantir un accès équitable aux vaccins, aux diagnostics et aux médicaments contre le coronavirus. Ils ont lancé vendredi un nouvel accélérateur mondial. Une réunion de donateurs aura lieu le 4 mai.

Le dispositif doit permettre d'accélérer les efforts, la production et la distribution des composantes qui permettront de lutter contre la pandémie. Il a été porté par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le président français Emmanuel Macron, celle de la Commission européenne Ursula von der Leyen et Melinda Gates, avec la participation de huit des principales organisations de santé et de développement.

La pandémie est une "crise mondiale sans précédent qui a mené à une réponse mondiale sans précédent", a dit le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. Son organisation travaille depuis plusieurs semaines avec des milliers de chercheurs. Selon les différentes indications relayées, il faudra au moins un an avant d'obtenir un vaccin parmi les dizaines qui sont testés.

Des épidémies ont montré que lorsque des soins existent, ile ne sont pas toujours distribués équitablement. "Nous ne pouvons pas laisser cela avoir lieu", a dit M. Tedros. Pour alimenter cet effort, une conférence de donateurs aura lieu en mai, a expliqué de son côté Mme von der Leyen. Cette réunion doit permettre de combler les 7,3 milliards de francs qui manquent, selon les chiffres de l'entité mondiale qui surveille la préparation aux crises sanitaires.

De la chancelière allemande Angela Merkel au secrétaire général de l'ONU en passant par de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement de différentes régions, plusieurs dirigeants ont relevé que la crise a fait de la santé un "bien commun" et qu'il fallait s'unir pour triompher de la pandémie. La pandémie demande "l'effort de santé publique le plus massif" jamais observé, a même insisté Antonio Guterres.

Suisse pas au lancement

"Si on veut gagner contre ce virus, on doit soutenir tous les systèmes de soins" et cette initiative permettra d'aider "les pays les plus vulnérables", a affirmé de son côté M. Macron. Il a ajouté qu'il chercherait à "réconcilier les Etats-Unis et la Chine" autour de cette plateforme.

Ces deux pays, au centre des tensions sur la réponse internationale à la pandémie, ne se sont pas exprimés lors du lancement. La Suisse non plus.

M. Tedros, après avoir été accusé par le président américain Donald Trump d'avoir mal piloté la réponse et d'être trop proche de Pékin, a aussi été ciblé jeudi par le chef de l'Etat brésilien Jair Bolsonaro. Face à ces reproches, il a à nouveau reçu le soutien de l'Afrique. Le président de l'Union africaine (UA), le chef d'Etat sud-africain Cyril Ramaphosa, aura utilisé ce lancement pour saluer l'action de l'Ethiopien et de son organisation face à la pandémie.

Côté secteur privé, la Fédération internationale des entreprises pharmaceutiques (IFPMA), établie à Genève et dirigée par le Bâlois Thomas Cueni, s'est notamment associée au partenariat. D'autres acteurs économiques ont appelé l'OMS à les aider à pouvoir aboutir à des vaccins le plus rapidement possible.

Dizaines de possibles vaccins

Egalement à Genève, l'Alliance mondiale pour les vaccins (GAVI), qui participe à la nouvelle initiative, a relevé dans la matinée que plus de 70 possibles vaccins étaient testés. Elle s'attend encore à ce que leur nombre soit multiplié par près de trois.

Elle appelle aussi à ne pas arrêter les campagnes d'immunisation contre les autres pathologies. Lorsque celles-ci sont suspendues, 128 décès sont observés pour chaque décès du coronavirus. L'OMS a elle recommandé en revanche d'interrompre provisoirement les campagnes préventives de vaccination là où aucune épidémie active de maladies évitables n'a lieu.

L'effort sur l'accélérateur lancé vendredi ne s'arrête pas aux dirigeants. Deux émissaires ont été nommés pour accompagner ce nouveau partenariat.

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