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Covid: vers une Assemblée mondiale de la jeunesse à Genève en 2021

L'ONU a mené depuis Genève un dialogue sur l'importance de la collaboration internationale avec de nombreux citoyens (archives). KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI sda-ats
Ce contenu a été publié le 24 avril 2020 - 17:29
(Keystone-ATS)

Des étudiants genevois veulent réunir en avril 2021 à l'ONU à Genève la jeunesse mondiale pour aborder l'après-pandémie. Dans un dialogue en ligne avec les jeunes et plus de 1000 citoyens du monde entier vendredi pour ses 75 ans, l'ONU a promis de soutenir cet effort.

Parmi les étudiants qui ont interpellé plusieurs hauts responsables onusiens et d'autres organisations de la Genève internationale, l'une d'entre elles a appelé à un multilatéralisme plus diversifié. Elle a annoncé qu'une Charte de la jeunesse pour l'après-Covid allait être établie. Et qu'une réunion en avril 2021 à Genève de la jeunesse de différents pays est souhaitée.

Un effort immédiatement soutenu par l'émissaire du secrétaire général de l'ONU pour les 75 ans des Nations Unies, Fabrizio Hochschild. "Si on veut renouveler le multilatéralisme, il faut aller vers un multilatéralisme beaucoup plus diversifié. Surtout avec les jeunes", a-t-il dit.

De son côté, le secrétaire général de l'Union interparlementaire (UIP) a souhaité des discussions dans chaque pays entre différentes organisations, des parlementaires et d'autres acteurs. Selon lui, les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables doivent être davantage associés aux discussions internationales.

Largement soutenu

La plupart des participants ont relevé que la pandémie rendait le multilatéralisme plus indispensable que jamais. Mentionnant "une crise sans précédent", la cheffe de l'ONU à Genève Tatiana Valovaya affirme que la communauté internationale était à un "moment crucial". Parmi les trois scénarios possibles, elle dit inévitable des aménagements après cette pandémie et elle redoute la fermeture des frontières, un repli nationaliste et xénophobe.

Mais elle estime possible "davantage de multilatéralisme et de solidarité". Un rapport intermédiaire sur les consultations lancées par l'ONU avec des citoyens dans le monde entier, dévoilé il y a quelques jours, montre que plus de 90% défendent l'importance d'une collaboration internationale.

De son côté, le directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT) Guy Ryder a appelé à lutter contre ceux qui affirment que le multilatéralisme restreint la marge de manoeuvre des Etats. Sans l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la réponse à cette pandémie serait impossible, a-t-il lancé.

Populaires comme des acteurs ou chanteurs

Plusieurs intervenants ont appelé à lutter contre les approximations relayées dans cette crise, notamment sur les réseaux sociaux. Il faut une réglementation, a insisté l'un d'entre eux.

La pandémie a aussi montré l'importance des nouvelles technologies. Avec les restrictions de mouvement qui exposent certaines parties de la société moins connectées, cette question se pose "même en Suisse", a relevé le secrétaire général de l'Union internationale des télécommunications (UIT) Houlin Zhao.

M. Ryder a encore souhaité que le soutien aux soignants et à d'autres travailleurs en première ligne, souvent mal payés, soit maintenu après la crise. Un appel également relayé sur les scientifiques par la directrice du CERN qui a ajouté que ceux-ci étaient actuellement "plus populaires que des acteurs ou des chanteurs".

Depuis le début de la crise, 108 pays et territoires ont annoncé plus de 540 dispositifs de protection sociale pour diminuer l'impact sur le marché de l'emploi, a annoncé vendredi l'OIT. Ils vont d'indemnités sociales à de la nourriture en passant par une assistance de santé. Lors du dialogue, beaucoup d'intervenants ont également relevé l'importance d'apporter une réponse économique.

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