Navigation

Démission d'un conseiller de Hollande accusé de conflit d'intérêt

Ce contenu a été publié le 19 avril 2014 - 03:19
(Keystone-ATS)

Aquilino Morelle, un proche conseiller politique du président François Hollande, a annoncé sa démission. Cette décision survient après des accusations de conflit d'intérêt et de train de vie somptuaire portées par le site d'information Mediapart.

Selon un article de Mediapart, Aquilino Morelle a touché en 2007 12'500 euros (15'245 francs suisses) pour une activité de conseil auprès d'un laboratoire danois, Lundbeck, alors qu'il travaillait pour l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas), un organisme interministériel chargé notamment de contrôler l'industrie pharmaceutique. Vendredi, l'Igas a assuré ne pas avoir délivré d'autorisation à Aquilino Morelle dans ce sens.

Le site Mediapart a aussi évoqué le train de vie du conseiller politique de François Hollande, comme ses "30 paires de souliers de luxe faites sur-mesure" qu'il fait cirer tous les deux mois dans les locaux du palais présidentiel, ou les deux chauffeurs mis à sa disposition et à celle de ses proches.

Une image assassine pour celui qui inspira très largement le fameux discours du Bourget de janvier 2012 dans lequel François Hollande clamait que son "principal adversaire" était "le monde de la finance" et promettait de ramener l'argent au rang de "serviteur et non d'un maître."

Ne pas gêner François Hollande

L'affaire survient au moment où l'exécutif socialiste, affaibli après une déroute de la gauche aux élections municipales en mars, vient d'annoncer des mesures de rigueur pour redresser les finances publiques du pays. Cette démission-éclair a été conseillée à M. Morelle par l'Elysée et par le Premier ministre, ont fait savoir les entourages de François Hollande et de Manuel Valls.

Vendredi, l'ex-conseiller, qui était également chef du pôle communication de l'Elysée a affirmé avoir pris sa décision "pour ne pas gêner l'action du président de la République, du gouvernement et de la majorité, dans un moment particulièrement difficile de la vie du pays".

François Hollande a salué cette décision. "Aquilino Morelle a pris la seule décision qui s'imposait, la seule décision qui convenait, la seule décision qui lui permettra de répondre aux questions qui lui sont posées", a-t-il dit aux journalistes.

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a annoncé l'ouverture d'une enquête sur la déclaration de patrimoine et d'intérêt d'Aquilino Morelle.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.