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L'hostilité à l'égard des musulmans a été signalée dans 48 cas (image symbolique).

Keystone/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Les discriminations raciales se font toujours plus souvent dans l'espace public, au travail et à l'école, selon le rapport 2016 de la Commission fédérale contre le racisme. Les insultes et les menaces sont aussi en augmentation.

En tout, 199 cas de discrimination raciale ont été recensés par les 26 centres de conseil pour les victimes de racisme en Suisse. Ce réseau a été mis en place par l'association humanrights.ch et la Commission fédérale contre le racisme (CFR).

Les cas étaient certes plus nombreux en 2015 (239). Mais l'an dernier, plus de moitié concernait des discriminations faites dans la sphère publique, au travail et dans les écoles. Le SonntagsBlick a fait écho du rapport, que l'ats a pu se procurer.

Le rapport ne prétend pas à l'"exhaustivité". Beaucoup d'incidents n'ont pas été annoncés, car les personnes concernées estiment que cela ne sert à rien, écrit Martine Brunschwig Graf, présidente de la CFR. Le nombre de cas non notifiés est élevé, selon le rapport.

Xénophobie: premier motif

Le motif le plus souvent signalé est, comme l'année précédente, la xénophobie en général. Suit le racisme anti-Noirs avec 70 incidents, devant l'hostilité à l'égard des musulmans (48) et les manifestations antisémites (6).

Bien qu'elles ne représentent qu'une petite partie de la population, les personnes d'origine africaine constituent la principale catégorie de victimes de discrimination ayant consulté l'un des centres du réseau, lit-on dans le rapport.

Depuis l'année dernière, une rubrique "profilage ethnique" y a été ajoutée, soit lorsque la police ou les garde-frontières soupçonnent des individus en raison de leur couleur de peau. Douze cas ont été signalés en 2016.

85 cas d'insultes

Le plus grand nombre d'incidents recensés appartiennent à la catégorie "communication" (verbale et non verbale), qui regroupe les insultes (85 cas), la calomnie et les menaces. Les inégalités de traitement et les traitements dénigrants sont également fréquents. La violence était en jeu dans 23 cas.

ATS

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