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De nouveaux rassemblements "anti-fraude" ont eu lieu à Kaboul

Ce contenu a été publié le 22 juin 2014 - 10:56
(Keystone-ATS)

Des centaines de manifestants "anti-fraude" se sont à nouveau rassemblés à Kaboul. La veille une manifestation avait rassemblé plus d'un millier de personnes. Elles avaient protesté dans le calme contre des irrégularités dénoncées par le candidat à la présidentielle Abdullah Abdullah. Un autre rassemblement avait lieu à Hérat, dans l'ouest.

Les manifestants ont occupé dans la matinée plusieurs points du centre de Kaboul, dont une portion de rue située tout près du palais présidentiel. "Mort à l'IEC (la commission indépendante en charge du décompte des voix)", "Longue vie à Abdullah", scandaient les manifestants, dont plusieurs arboraient des drapeaux afghans.

A Hérat, environ 400 personnes s'étaient rassemblées. Certaines déçues du processus électoral ont brûlé publiquement leurs cartes d'électeurs, a constaté un photographe de l'AFP. Les manifestants, des étudiants pour la plupart, scandaient des slogans contre l'IEC.

Selon Asar Hakimi, l'un des organisateurs de la manifestation de la veille à Kaboul, ces nouveaux rassemblements n'étaient pas prévus et semblaient spontanés. Il a expliqué à l'AFP qu'une "réunion de coordination de notre mouvement" devait avoir lieu à Kaboul pour discuter de la situation. "Nous allons nous assurer que les rassemblements ne deviennent pas violents", a précisé M. Hakimi.

Le rôle d'Hamid Karzaï

Ces manifestations rassemblent majoritairement des partisans d'Abdullah Abdullah, arrivé en tête au premier tour de l'élection présidentielle le 5 avril dernier avec 45% des voix contre 31,6% pour son rival Ashraf Ghani. M. Abdullah dénonce depuis une semaine les "agissements" de l'IEC qui favorisent selon lui M. Ghani. Il a laissé également entendre que le président sortant Hamid Karzaï serait partie prenante dans un processus électoral en sa défaveur.

Cette élection marque un tournant après 13 ans de présidence d'Hamid Karzaï qui dirige l'Afghanistan depuis la chute des talibans en 2001. Ce premier passage de relais d'un président élu à un autre devrait s'effectuer lors du retrait des troupes de l'Otan d'ici à fin 2014.

Les tensions attisées par M. Abdullah, même si ce dernier a appelé ses partisans à la retenue, inquiètent la communauté internationale. Samedi, lors d'un point de presse dans la capitale afghane, le chef adjoint de la mission des Nations unies en Afghanistan, Nicholas Haysom, avait mis en garde contre "une spirale d'instabilité".

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