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Demande de moratoire fédéral sur la 5G millimétrique

Neuchâtel veut un moratoire sur la 5G millimétrique (archives). KEYSTONE/DPA zb/STEFAN SAUER sda-ats
Ce contenu a été publié le 22 janvier 2020 - 13:10
(Keystone-ATS)

Les députés neuchâtelois ont approuvé mercredi une initiative cantonale urgente à l'Assemblée fédérale exigeant un moratoire sur la 5G millimétrique. Il s'agit d'attendre les résultats d'une étude nationale avant d'exposer la population au rayonnement.

Les réseaux mobiles 5G se sont inscrits à l'ordre du jour de tous les législatifs romands depuis le printemps 2019. Les cantons de Genève, de Vaud et du Jura ont décrété l'an dernier un moratoire sur la 5G au sens large, toutes fréquences confondues. Le projet initial de Neuchâtel s'inscrivait dans la même ligne. Mais intervenant avec un temps de retard, il a été précisé en commission.

Le moratoire demandé par Neuchâtel au niveau fédéral concerne la 5G millimétrique, à savoir les antennes utilisant des très hautes fréquences (onde millimétrique) pour augmenter la puissance. Aujourd'hui, la 3G, 4G et le wifi fonctionnent jusqu'à 5GHz. La 5G millimétrique est comprise entre 15 et 20 GHz, voire plus.

Fribourg et Neuchâtel ont décidé de soumettre l'implantation d'antennes 5G à l'octroi d'un permis de construire. "Un moratoire sur la 5G est légalement pas possible", a rappelé le conseiller d'Etat Laurent Favre.

Prolifération d'antennes

Les antennes 5G ont proliféré très rapidement en Suisse, selon la Verte neuchâteloise Brigitte Neuhaus. Il existe désormais plus de 2000 émetteurs en Suisse et 18 dans le canton de Neuchâtel.

Or de nombreux appels à la prudence ont été émis par la communauté scientifique vis-à-vis des rayonnements non ionisants. Il y a actuellement un flou énorme quant à l'impact de ces hautes fréquences sur la santé. La Confédération est sollicitée de toutes parts pour éclaircir la question.

Dans le texte du moratoire, le Grand Conseil demande à Berne de réaliser un cadastre national des ondes, en collaboration avec les cantons. Il souhaite aussi que les cantons et les communes soient associées à la planification de la couverture des différents réseaux sur leur territoire.

Le réseau de téléphonie mobile actuel compte environ 12'300 installations. Les cantons sont responsables de leur contrôle et d'octroyer les permis de construire. C'est la Confédération qui est chargée de la protection des personnes contre les rayonnements nocifs et qui décide des valeurs limites.

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