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Les manifestants ont confectionné des banderoles dont certaines étaient courtoises ("Démissionnez s.v.p.") et d'autres plus agressives ("Fico couche avec la mafia") ou encore lapidaires ("Je suis triste", "Salauds").

KEYSTONE/AP/RONALD ZAK

(sda-ats)

Plusieurs dizaines de milliers de Slovaques ont manifesté vendredi soir dans tout le pays pour protester contre la corruption. Ils ont également réclamé la démission du Premier ministre Robert Fico.

A Bratislava, 40'000 personnes se sont rassemblées, selon le quotidien SME. Si ces chiffres s'avéraient être corrects, cela constituerait le plus grand rassemblement populaire dans ce pays depuis la Révolution de velours qui a scellé la chute du communisme en Tchécoslovaquie en 1989.

Les manifestants ont confectionné des banderoles dont certaines étaient courtoises ("Démissionnez s.v.p.") et d'autres plus agressives ("Fico couche avec la mafia") ou encore lapidaires ("Je suis triste", "Salauds"). Le rassemblement a commencé de manière pacifique, avec plusieurs discours, démentant les craintes de M. Fico. Le Premier ministre avait déclaré redouter des violences.

La manifestation a été organisée dans le sillage du meurtre du journaliste d'investigation Jan Kuciak le mois dernier, qui avait provoqué un choc en Slovaquie et à l'étranger. Assassiné par balles avec sa fiancée, le journaliste était sur le point de publier un article sur les liens présumés entre des hommes politiques slovaques et des hommes d'affaires italiens soupçonnés d'être liés à la mafia calabraise, la 'Ndrangheta.

Des manifestations semblables ont eu lieu dans des dizaines de villes slovaques, mais également en République tchèque voisine. Plusieurs centaines de personnes, notamment les Slovaques vivant en République tchèque, ont manifesté vendredi après-midi devant l'ambassade de Slovaquie à Prague, ainsi qu'à Brno, deuxième ville tchèque, selon l'agence CTK.

Il y a une semaine, des milliers de personnes, dont 25'000 à Bratislava, avaient participé à des manifestations anticorruption et réclamé déjà la démission du Premier ministre de gauche et de son ministre de l'Intérieur, Robert Kalinak.

Plainte contre Kalinak

La crise politique a conduit un des partis de la coalition au pouvoir, Most-Hid, à envisager sa sortie du gouvernement au cas où M. Kalinak refuserait de démissionner. Si Most-Hid prend cette décision, attendue lundi soir, la Slovaquie s'orienterait vers la formation d'un gouvernement minoritaire ou vers des élections anticipées.

Jeudi, un procureur slovaque a par ailleurs annoncé qu'il allait déposer une plainte pénale contre Robert Kalinak pour entrave à l'exercice de la justice dans une affaire de corruption présumée. La plainte concernera également de hauts responsables de la police, a déclaré à la presse le bureau du procureur spécial slovaque.

Selon un témoin cité par le procureur, M. Kalinak et l'ancien ministre des finances, Jan Pociatek, auraient reçu à plusieurs reprises des commissions occultes d'une valeur allant jusqu'à 200 millions d'euros (234 millions de francs) lors des appels d'offres sur des services et matériels informatiques pour le ministère de l'intérieur.

Le ministre de l'intérieur a dénoncé jeudi les accusations "absurdes" du procureur. Le président slovaque Andrej Kiska les a, au contraire, qualifiées "d'extrêmement graves", selon son porte-parole.

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ATS