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Des princes rouges chinois veulent voir libre le Nobel de la paix

Ce contenu a été publié le 11 mai 2014 - 10:12
(Keystone-ATS)

Un certain nombre de "princes rouges", ces influents descendants de l'élite politique chinoise, travaillent à la libération du prix Nobel de la paix 2010 Liu Xiaobo. Ces efforts auraient pour but de donner une meilleure image de leur pays, a indiqué une source proche des dirigeants chinois.

Liu Xiaobo, 58 ans, qui a participé aux manifestations du printemps 1989 en faveur de la démocratie sur la place Tiananmen, réprimées dans le sang par l'armée, a été condamné à 11 ans de prison en 2009 pour subversion. Il avait fait circuler une pétition pour demander la fin du parti unique.

Les pressions en coulisses pour demander sa libération conditionnelle montrent qu'il y a débat au sein des plus hautes instances du Parti communiste chinois sur les dégâts causés à la réputation de la Chine par l'emprisonnement des dissidents.

2e ou 3e génération

"Pour de nombreux princes rouges, les avantages d'une libération de Liu Xiaobo dépassent les inconvénients", précise encore la source proche des dirigeants chinois. "C'est sûr, Liu Xiaobo bénéficiera d'une libération anticipée. La question est de savoir quand". Ayant purgé la moitié de sa peine, le célèbre dissident a le droit de demander sa libération conditionnelle.

Les personnes interrogées refusent de dire qui sont les élites qui se sont prononcés pour lui ni combien elles sont, ni par quel canal elles passent. Elles consentent toutefois à dire que la plupart sont des membres de la deuxième ou troisième génération, nés dans les années 60 ou 70 et que certains sont proches du président chinois Xi Jinping.

"Nous avons nos canaux (...). Le sujet est revenu plusieurs fois au cours de nos réunions", dit-on. La principale préoccupation est l'utilisation de Liu Xiaobo par des forces hostiles, une fois qu'il aura été libéré."

Le gouvernement chinois n'a pas souhaité répondre aux questions de Reuters. L'épouse de Liu Xiaobo, Liu Xia, a elle été placée en résidence surveillée peu après l'attribution du Nobel de la paix à son époux et n'a pu être contactée.

Pas de signe de libéralisation

Bien qu'étant le fils d'un ex-Premier ministre favorable aux réformes, le président Xi n'a jamais montré de signe d'une quelconque volonté de libéralisation du système politique. Et le gouvernement vient de faire emprisonner plusieurs dissidents connus avant le 25e anniversaire de la répression des manifestations de Tiananmen le 4 juin 1989.

Pour l'avocat de Liu Xiaobo, une éventuelle libération du Nobel de la paix ne pourra se faire que sur une base politique et non juridique.

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