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Des violences ethniques dans le nord-est de l'Inde font 32 morts

Ce contenu a été publié le 03 mai 2014 - 10:55
(Keystone-ATS)

Des séparatistes des tribus Bodo du nord-est de l'Inde, à la frontière du Bhoutan et du Bangladesh, ont tué depuis deux jours 32 villageois musulmans, la plupart dans leur sommeil. Des attaques qui ont poussé quelque 5000 personnes à fuir, a annoncé la police samedi.

Les combattants du Front national démocratique du Bodoland (NDFB) veulent l'indépendance de leur région. Ils luttent contre les musulmans autour de la propriété des terres de cette zone productrice de thé.

La police indienne a trouvé samedi neuf corps supplémentaires de villageois, y compris des femmes et des enfants. Ils gisaient dans un village du district de Baksa, à 200 kilomètres à l'ouest de Guwahati, ville principale de l'Etat d'Assam. Cette découverte porte à 32 le nombre total des tués de ces deux derniers jours, la plupart dans leur sommeil.

Couvre-feu imposé

La police attribue ces tueries au NDFB, qu'elle soupçonne aussi de vouloir "punir" les musulmans de n'avoir pas voté pour leurs candidats aux récentes élections. Un couvre-feu a été imposé dans la région, et les forces de l'ordre ont lancé une opération pour trouver les guérilleros séparatistes.

Le NDFB réclame depuis des décennies un Etat séparé. Les violences ethniques dans la région ont fait en 2012 plus de 100 morts et forcé 400'000 personnes à fuir.

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