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Ces décisions marquent un retour en arrière par rapport à la stratégie annoncée il y a moins de deux ans, quand la banque a séparé sa banque d'investissement de ses activités de marchés (archives).

KEYSTONE/AP/MICHAEL PROBST

(sda-ats)

Deutsche Bank va procéder à une augmentation de capital, la quatrième depuis 2010, introduire en Bourse sa filiale de gestion d'actifs et revoir sa structure. La banque cherche à se réinventer après avoir passé deux ans à régler ses erreurs du passé.

La première banque allemande a confirmé dimanche, à l'issue d'un conseil de surveillance, les initiatives stratégiques déjà évoquées dans un communiqué vendredi soir. Ces décisions marquent un retour en arrière par rapport à la stratégie annoncée il y a moins de deux ans, quand la banque a séparé sa banque d'investissement de ses activités de marchés.

"En ce qui concerne la stratégie, il est évident que nous avons changé d'avis", a dit dimanche le président du directoire, John Cryan, lors d'une conférence de presse téléphonique. "Ces mesures rendront Deutsche Bank plus forte et nous remettront sur la voie d'une croissance durable", a-t-il ajouté.

Cette refonte fait suite à une perte nette de 1,4 milliard d'euros (1,5 milliard de francs) essuyée l'an dernier. Elle vise à tirer un trait sur une longue série de scandales financiers qui lui ont coûté au total 15 milliards d'euros de frais de litige depuis 2012.

Emission lancée le 21 mars

La banque veut assainir son bilan et lever environ huit milliards d'euros de fonds propres via une émission de 687,5 millions d'actions nouvelles qui sera lancée le 21 mars. John Cryan a précisé que les actions seront probablement proposées au prix de 11,65 euros, soit une décote de 39% par rapport au cours de clôture de vendredi à 19,14 euros.

De plus, Deutsche Bank a l'intention d'introduire en Bourse une part minoritaire du capital de sa branche de gestion d'actifs, qui comprend son activité phare DWS de gestion d'actifs pour les particuliers. Sa valeur a été estimée à environ huit milliards d'euros par les analystes.

La banque a fait savoir que les cessions et l'introduction en Bourse de sa société de gestion devraient augmenter ses fonds propres d'un montant supplémentaire de deux milliards d'euros. Elle voit son ratio de fonds propres CET1 sur une base dite "fully loaded" (calculé à partir des règles qui entreront en vigueur en 2019) confortablement installé au-dessus de 13%, et son ratio de levier, le niveau de fonds propres rapportés aux actifs pondérés des risques, à 4,5%, dans les années à venir.

Les activités de trading et de financement des entreprises, séparées en 2015, seront regroupées, a ajouté Deutsche Bank. L'institution a aussi fixé de nouveaux objectifs financiers et nommé deux vice-présidents du directoire pour épauler M. Cryan.

"Environnement plus favorable"

La banque, qui veut verser un dividende pour l'exercice 2018, prévoit désormais des coûts ajustés d'environ 22 milliards d'euros pour 2018 et 21 milliards d'ici 2021, y compris sa filiale Postbank, contre 24,1 milliards en 2016, ainsi qu'un rendement des capitaux propres après impôts d'environ 10%.

Autre revirement: Postbank, qu'elle envisageait de céder, sera finalement conservée et réintégrée sur une période de trois à cinq ans au sein de l'activité de banque privée et commerciale et de gestion de fortunes. John Cryan a souligné qu'il était aujourd'hui plus intéressant de la conserver qu'il y a deux ans.

"Nous sommes conscients que certains observateurs sont sceptiques concernant l'association de Postbank et Deutsche Bank – surtout que cela représente un nouveau changement d'orientation de notre activité domestique de banque privée", a-t-il dit dans une note.

"Mais les conditions de marché et l'environnement réglementaire sont désormais plus favorables." Il a précisé à la presse que l'intégration de Postbank devrait coûter entre 1,5 milliard et deux milliards d'euros.

Un mal nécessaire

De nombreux investisseurs chez Deutsche Bank jugent qu'une augmentation de capital est un mal nécessaire malgré les quelque 20 milliards d'euros déjà levés sur le marché depuis 2010. La banque allemande continue de payer le prix de ses mauvais choix passés, qui se traduisent par des frais juridiques ayant entraîné une perte nette de 1,9 milliard d'euros au dernier trimestre 2016.

Elle est nettement distancée par ses rivales de Wall Street, qui ont redressé la tête grâce à un puissant rebond de leurs activités de trading sur le marché obligataire. Même si elle est parvenue à ce jour à solder certains litiges juridiques, Deutsche Bank reste confrontée à d'autres contentieux.

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ATS