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Deux ans de prison ferme confirmés pour l'ancien Premier ministre

Ce contenu a été publié le 28 avril 2014 - 19:58
(Keystone-ATS)

La Cour d'appel slovène a confirmé lundi la condamnation à deux ans de prison pour corruption de l'ancien Premier ministre Janez Jansa. Cette figure incontournable de la politique a toujours clamé son innocence. L'affaire concerne des pots-de-vin dans le cadre d'un gros contrat d'armement avec l'entreprise finlandaise Patria.

M. Jansa, chef du principal parti d'opposition conservateur (SDS), a été reconnu coupable de corruption lors de la signature de ce contrat en 2006, alors qu'il était chef du gouvernement. Condamné en première instance en 2013, il s'était tourné vers la Cour suprême.

"L'appel, jugé infondé, est rejeté et la sentence est confirmée (...)", a indiqué cette dernière dans son arrêt. La sentence sera appliquée quels que soient les recours que M. Jansa pourrait envisager.

Selon la législation slovène, il pourra demander de purger sa peine seulement pendant le week-end ou par des travaux d'intérêt général.

Deux autres accusés

Janez Jansa, 55 ans, a toujours clamé son innocence. Il a dénoncé une approche similaire à celle, selon lui, du Président russe Vladimir Poutine, avec "la justice comme instrument politique", dans une première réaction sur Twitter. Son parti SDS a jugé la décision de la Cour "motivée politiquement".

Deux autres accusés, l'homme d'affaires Ivan Crnkovic et le général de l'armée slovène Tone Krkovic, ont été condamnés à 22 mois de prison ferme et à une amende de 37'000 euros chacun (45'000 francs), une somme que M. Jansa devra également payer.

Le contrat d'armement signé avec Patria, qui s'était élevé à 278 millions d'euros (340 millions de francs), prévoyait la vente de 135 véhicules blindés pour moderniser l'armée slovène, après son intégration à l'OTAN en 2004.

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