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L'augmentation de la capacité ferroviaire genevoise se fera à la gare de Cornavin. La variante en surface est privilégiée par les CFF. Les autorités genevoises ont de leur côté poussé pour que le projet en sous-sol soit lui aussi étudié par un expert indépendant.

Le département de l'intérieur et de la mobilité (DIM), l'Etat et la Ville de Genève ont annoncé lundi leur soutien commun au projet des CFF d'augmenter le nombre de voies en gare de Cornavin à l'horizon 2025. L'éventualité, un temps évoquée, de déplacer la gare principale de Genève à la Praille ou à l'aéroport a été définitivement écartée.

Gros retard

Les infrastructures actuelles du bassin lémanique ne correspondent pas aux besoins futurs puisque le doublement du nombre de voyageurs entre Lausanne et Genève est prévu d'ici 2025. "Notre région a un grave retard au niveau ferroviaire. Nous sommes les parents pauvres de la Suisse", regrette le conseiller administratif Rémy Pagani.

Un avis que partagent les CFF. "Il y a une urgence absolue de développer la capacité de la gare de Cornavin. Cela figure en haut de nos priorités car nous estimons à 30 ans le retard pris à Genève dans les transports publics et ferroviaires", dit Laurent Staffelbach, délégué de la direction CFF Infrastructure et chef de projet général Léman 2030.

De plus, le bassin lémanique est la région de Suisse qui connaît le développement le plus dynamique. Une tendance appelée à se poursuivre. La construction de deux voies supplémentaires à la gare de Cornavin permettrait d'augmenter le nombre de trains de 40%.

Deux options

Un expert indépendant sera mandaté afin d'étudier les critères de fonctionnalité, de coûts et de procédure des deux variantes retenues. "Nous privilégions la piste dite nord, en surface", reconnaît M. Staffelbach. Cette option, qui empièterait sur le quartier des Grottes, nécessiterait la démolition de 350 logements. 300 seraient reconstruits dans le quartier.

L'alternative à ce projet, budgétisé par les CFF à 790 millions de francs, est la construction de deux voies en sous-sol, proposée par le "Collectif 500". Les CFF en estiment le coût à 1,7 milliard. "Nous ne sommes pas convaincus que le différentiel de prix soit fiable", explique Mme Künzler.

ATS