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Deux soldats turcs tués par le régime de Damas (Ankara)

La Turquie a déclenché une opération militaire en Syrie après la mort de 34 de ses soldats tués par une frappe syrienne à la fin février (archives). KEYSTONE/AP/Ghaith Alsayed sda-ats
Ce contenu a été publié le 04 mars 2020 - 09:48
(Keystone-ATS)

Deux soldats turcs ont été tués par les forces du régime du président syrien Bachar al-Assad dans le nord-ouest de la Syrie, où Ankara mène une offensive d'envergure, a annoncé mercredi le ministère turc de la défense. Six autres ont été blessés.

Les forces turques ont "immédiatement répliqué", a afffirmé le ministère. Ces nouveaux décès portent à 39 le nombre de militaires turcs tués en Syrie depuis la semaine dernière.

Cette escalade a tendu les relations entre Ankara, parrain de certains groupes rebelles, et Moscou, soutien du régime syrien, qui, en dépit de leurs intérêts divergents, ont renforcé leur coopération ces dernières années.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan doit se rendre jeudi à Moscou pour discuter avec son homologue russe Vladimir Poutine de la situation à Idleb. Ankara espère obtenir une trêve lors de cette rencontre.

Le 27 février, 34 militaires turcs avaient été tués dans des frappes aériennes attribuées par Ankara au régime syrien dans la région d'Idleb. En réaction, la Turquie a déclenché une opération militaire, baptisée "bouclier du printemps", et multiplié les frappes de drones, infligeant de lourdes pertes aux forces de Damas.

Conditions de vie désastreuses

Appuyé par l'aviation russe, le régime syrien mène depuis décembre une offensive pour reprendre Idleb, ultime bastion des rebelles et des djihadistes en Syrie.

Les combats dans le nord-ouest de la Syrie ont rendu de vastes zones de la région d'Idleb inhabitables pour les civils, déplacés en masse dans un secteur de plus en plus restreint, selon un rapport américain publié mercredi. Les conditions de vie sont désastreuses.

"Dans les zones examinées, les chercheurs ont estimé qu'environ un tiers des bâtiments ont été endommagés de manière significative ou détruits", relève le rapport de la Harvard Humanitarian Initiative (HII), le centre de recherche de l'université américaine Harvard, écrit avec les ONG Save the Children et World Vision.

Ils ont analysé des images de satellite de villes et de camps dans la province d'Idleb. "Après la fuite d'une majorité des habitants de ces zones avant ou durant l'offensive, les destructions de maisons et d'infrastructures vitales rendront quasiment impossible un retour des familles dans un futur proche", affirme le document.

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