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La Suisse a condamné lundi à Genève les violations des droits de l'homme commises en Syrie. Ouvrant la session du Conseil des droits de l'homme, le conseiller fédéral Didier Burkhalter a demandé un accès sans entraves pour les humanitaires.

"La Suisse condamne avec la plus grande fermeté toutes les violations des droits de l'homme commises en Syrie. Nous appelons les autorités syriennes à mettre immédiatement fin à l'usage de la violence et à la répression contre la population civile et à prendre des mesures pour que les personnes responsables soient poursuivies", a affirmé le chef du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE).

Didier Burkhalter a ouvert la session de quatre semaines du Conseil aux côtés de la présidente du Conseil Laura Lasserre Dupuy, de la Haut Commissaire Navi Pillay et du président de l'Assemblée générale de l'ONU Nassir Abdulaziz Al-Nasser. Près de 80 ministres doivent s'exprimer d'ici jeudi.

Le conseiller fédéral a invité le gouvernement syrien à coopérer pleinement avec la commission d'enquête indépendante du Conseil. Dans son rapport publié jeudi dernier, la commission a identifié plusieurs responsables syriens suspectés d'avoir commis des crimes contre l'humanité.

Soutien à la proposition du CICR

Didier Burkhalter a aussi demandé aux autorités syriennes "de permettre aux acteurs humanitaires d'accéder aux populations affectées et de travailler sans entraves". "La Suisse soutient toutes les initiatives visant à soulager les personnes touchées par les violences, en particulier la proposition du CICR visant à instaurer une pause humanitaire", a déclaré le conseiller fédéral.

"Une issue à la crise actuelle en Syrie passe inéluctablement par un dialogue, un vrai dialogue inclusif qui doit garantir le respect des droits de l'homme à l'égard de la population du pays", a dit le conseiller fédéral.

C'est la première fois que le successeur de Micheline Calmy-Rey s'adresse au Conseil des droits de l'homme.

ATS