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Le président du Mexique, Enrique Pena Nieto, a annulé sa visite à Washington (archives).

KEYSTONE/AP/MARCO UGARTE

(sda-ats)

En pleine poussée de fièvre entre Washington et Mexico, le nouveau président américain Donald Trump a enfoncé le clou vendredi sur Twitter. Il a accusé "le Mexique de profiter des Etats-Unis depuis trop longtemps". Les deux présidents se sont finalement appelés.

"Des déficits commerciaux massifs et très peu d'aide sur la frontière poreuse, cela doit changer maintenant!", a écrit le 45e président des Etats-Unis dans l'un de ses tweets matinaux qu'il affectionne.

Le ministre mexicain des Affaires étrangères Luis Videgaray a répété que le Mexique ne payera pas le mur que Donald Trump veut construire à la frontière entre les deux pays. "Il y a des choses qui ne sont pas négociables, des choses qui ne peuvent être ni ne seront négociées", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Washington.

"Nous reconnaissons que c'est le début d'une nouvelle relation avec le président Trump et avec son gouvernement. Nous reconnaissons que, comme l'a dit le président Peña Nieto, nous sommes prêts à négocier. Nous avons des priorités et des objectifs clairs", a poursuivi le chef de la diplomatie mexicaine.

"Différences claires"

M. Videgaray était présent à Washington avec une délégation mexicaine pour préparer la visite le 31 janvier du président mexicain, Enrique Peña Nieto. Mais ce dernier a renoncé jeudi à ce déplacement, devant l'insistance du milliardaire populiste pour que les Mexicains assument le coût de construction du mur frontalier, destiné à endiguer l'immigration illégale vers la première économie mondiale.

Donald Trump et son homologue mexicain ont finalement eu un entretien téléphonique d'une heure dans la journée de vendredi, selon plusieurs sources. Ils ont convenu de ne plus parler en public du mur, a indiqué la présidence mexicaine dans un communiqué. Ils ont reconnu "des différences claires" au sujet du mur, mais aussi évoqué un échange "constructif et productif".

Décret signé

Donald Trump a signé mercredi un décret donnant le coup d'envoi, largement symbolique à ce stade, à ce projet de construction d'un mur le long de l'immense frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Il s'agit de sa promesse de campagne la plus emblématique.

Le président américain envisage de financer la construction du mur en imposant une taxe de 20% sur tous les produits venus du Mexique, a avancé son porte-parole Sean Spicer jeudi après-midi. Il a ensuite fait partiellement machine arrière sur ses propos, affirmant qu'il s'agissait seulement d'une proposition parmi d'autres.

Sur les 3200 km de frontière entre les deux pays, 1050 km sont déjà pourvus de clôtures qui empêchent les personnes ou les véhicules de traverser. Donald Trump a annoncé un projet qui doit coûter de 4 à "environ 10 milliards" de dollars. Mais MIT Technology Review a estimé dans un article que 1609 km de mur coûteraient entre 27 et 40 milliards.

ATS

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