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Dreamers: Barack Obama dénonce une décision "cruelle"

Lors de sa dernière conférence de presse avant son départ de la Maison Blanche, le 18 janvier, Barack Obama avait assuré qu'il pourrait sortir de son silence si les "valeurs fondamentales" de l'Amérique étaient menacées (archives). KEYSTONE/AP/CHARLES REX ARBOGAST sda-ats
Ce contenu a été publié le 05 septembre 2017 - 21:30
(Keystone-ATS)

Barack Obama a dénoncé mardi après la remise en cause par l'administration Trump du programme permettant à des centaines de milliers de jeunes sans-papiers de rester aux Etats-Unis. Il y voit une décision "cruelle" prise "en dépit du bon sens".

"Il s'agit de jeunes gens qui ont grandi en Amérique, d'enfants qui étudient dans nos écoles, de jeunes adultes qui débutent leur vie professionnelle, de patriotes qui s'engagent à respecter notre drapeau", a souligné l'ancien président américain. Il s'agit selon lui d'une "mauvaise" décision.

Avant de quitter la Maison Blanche, le 18 janvier, Barack Obama avait affiché sa volonté de rester en retrait. Mais il avait aussi assuré qu'il pourrait sortir de son silence si les "valeurs fondamentales" de l'Amérique étaient menacées.

Le président Donald Trump a mis fin mardi au programme mis en place par son prédécesseur démocrate qui a permis à des centaines de milliers de jeunes sans-papiers de rester aux Etats-Unis. Le sort des quelque 800'000 "Dreamers" qui bénéficient actuellement d'un statut leur permettant d'étudier et de travailler est désormais extrêmement incertain.

Priorité aux Américains

M. Trump, qui s'était engagé à aborder ce dossier sensible "avec coeur", n'a pas pris la parole pour expliquer son choix. Dans un communiqué, il a insisté sur la nécessité de donner "la priorité" aux travailleurs américains, thématique centrale de sa campagne électorale.

"Nous devons nous rappeler que les jeunes Américains ont aussi des rêves", a-t-il lancé en référence au surnom donné aux bénéficiaires de ce programme.

La Maison Blanche a appelé le Congrès à légiférer, mais un compromis sur l'immigration, sujet qui divise Washington depuis des décennies, est loin d'être acquis.

Réactions indignées

La décision a immédiatement provoqué une cascade de réactions indignées. Le Mexique, dont sont originaires nombre des enfants et jeunes adultes concernés, a exprimé sa vive inquiétude. Il a réclamé une solution "rapide" pour mettre fin à l'incertitude juridique dans laquelle ces derniers se trouvent désormais.

"C'est une triste journée pour notre pays", a lancé Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, dénonçant une décision "cruelle". Pour le sénateur républicain John McCain, il s'agit d'une "mauvaise approche".

L'ancien vice-président démocrate Joe Biden a déploré sur Twitter une décision qui n'est "pas l'Amérique". "Amenés par leurs parents, ces enfants n'avaient pas le choix. Ils vont maintenant être envoyés dans des pays qu'ils n'ont jamais connus".

Décision "unilatérale"

En 2012, Barack Obama avait mis en place, par décret, le programme Daca (Deferred Action for Childhood Arrivals) afin de faire sortir de l'ombre les enfants arrivés illégalement aux Etats-Unis avec leurs parents, pour la plupart en provenance d'Amérique latine.

Dénonçant la décision prise de manière "unilatérale" par l'ancien président démocrate, le ministre de la Justice Jeff Session a estimé qu'elle avait en particulier "privé d'emploi des centaines de milliers d'Américains en permettant que ces emplois soient occupés par des immigrants illégaux".

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