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Drogues: les parents peu lucides sur la consommation de leur enfant

Ce contenu a été publié le 06 février 2013 - 17:42
(Keystone-ATS)

Les parents ont tendance à sous-évaluer la consommation d'alcool, de tabac et de cannabis de leurs enfants et à peu les interroger à ce sujet, selon une étude réalisée à Lausanne et Genève. Ils perçoivent le cannabis comme plus dangereux que les substances légales.

Les parents interrogés, qui ont un adolescent de 16 ans et plus, font une estimation de la consommation de substances de leur jeune assez proche de la moyenne suisse réelle. En revanche, en ce qui concerne la tranche d'âge entre 13 et 15 ans, ils se montrent plus naïfs.

Ainsi, 87% des parents estiment que leur enfant n'a jamais bu d'alcool à l'âge de 13 ans. Or, selon une étude sur les comportements de santé des élèves de 40 pays menée en 2010 sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la proportion d'adolescents qui disent n'avoir jamais consommé d'alcool à cet âge s'élève à 57% en Suisse.

Parents peu curieux

La tendance est la même en ce qui concerne le tabac. Environ 77% des parents avec un adolescent de 15 ans estiment que celui-ci n'a jamais fumé, alors que dans l'étude de l'OMS, 44% des jeunes affirment ne pas toucher à la cigarette.

Si la plupart des parents se disent à l'aise pour aborder le sujet de l'alcool, du tabac ou du cannabis avec leur enfant, ils rechignent à les questionner sur leurs habitudes exactes de consommation. Environ la moitié des parents questionnent "parfois" leur jeune et seule une minorité le fait "souvent".

Alcool et tabac tolérés

Les parents semblent également plus permissifs à l'égard de l'alcool et du tabac que du cannabis. La plupart des personnes interrogées estiment "normal" ou "plus ou moins normal" de vouloir tester les effets de l'alcool et du tabac à l'adolescence. En revanche, pour un parent sur trois, consommer du cannabis une à deux fois dans sa vie est déjà problématique à l'adolescence, quel que soit l'âge.

L'étude a été menée entre le 15 juin et le 31 août dernier auprès de 570 parents du canton de Genève et de la ville de Lausanne.

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