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Le réseau s'est lancé dans la boulangerie avant d'étendre ses activités dans les services funéraires ou la blanchisserie industrielle pour les hôtels et restaurants (image d'illustration).

KEYSTONE/EPA ANSA/MATTEO BAZZI

(sda-ats)

Les autorités italiennes et Eurojust ont annoncé mardi un vaste coup de filet contre une branche de la 'Ndrangheta calabraise. Ce clan avait un quasi-monopole sur diverses activités, de la boulangerie au traitement des déchets, dans le sud de l'Italie et en Allemagne.

L'enquête porte sur 169 personnes dans toute l'Italie et en Allemagne, parmi lesquelles des gérants d'entreprise et des élus locaux mais aussi des mafieux qui se trouvaient déjà derrière les verrous. Les autorités ont placé sous séquestre des biens d'une valeur de 50 millions d'euros (58,6 millions de francs).

Selon les enquêteurs, le réseau avait créé une "holding" criminelle tenant d'une main de fer la région de Cirò, dans la pointe sud de la péninsule. Le groupe était dirigé depuis sa cellule par Giuseppe Farao, un boss de 70 ans déjà condamné à la réclusion à perpétuité mais qui continuait à transmettre ses directives à ses fils, petits-fils et associés.

Eviter la violence

Le mot d'ordre était de chercher en permanence les secteurs les plus rémunérateurs, "en limitant au maximum le recours aux actions violentes et en évitant les luttes internes préjudiciables aux affaires", selon un communiqué des carabiniers italiens.

Ainsi, le réseau s'était lancé dans la boulangerie et avait obtenu, par un mélange de pressions et de menaces, que les commerçants locaux ne vendent que ses produits et que les concurrents plient bagage. Puis le groupe a appliqué le même modèle dans les services funéraires ou la blanchisserie industrielle pour les hôtels et restaurants.

Avec la complicité d'élus locaux et d'administrateurs publics, le groupe s'est occupé de traitement des déchets, de services portuaires, de l'exploitation du bois dans les zones forestières et d'accueil des migrants.

Ce dernier secteur s'est particulièrement développé ces dernières années en Italie, avec des appels d'offres pour multiplier les centres d'accueil: l'Etat verse 35 euros par jour et par personne, mais les contrôles sont rares et certains en profitent pour limiter les services, y compris les repas, afin d'augmenter les bénéfices.

Cellules en Allemagne

Pour le clan Farao, les profits étaient ensuite réinvestis dans la région de Naples, en Toscane, dans le nord de l'Italie et même en Allemagne.

La police allemande a annoncé avoir arrêté dans le cadre de ce coup de filet onze suspects, tous soupçonnés de chantage et de blanchiment d'argent. Selon les autorités italiennes, le clan avait des cellules à Francfort, Wiesbaden, Munich et Stuttgart, où il s'était octroyé, par des méthodes mafieuses, le monopole des fournitures de vins, de fromages, d'huile et de sauces pour la pizza, en particulier auprès des restaurants calabrais du pays.

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ATS