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Economiesuisse veut revoir les subventions agricoles

Economiesuisse veut réformer le système de subventions dans le monde agricole (archives).

KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

(sda-ats)

Economiesuissse veut réformer la politique agraire 2022. Un mois après Avenir Suisse, la faîtière a présenté lundi une étude visant notamment les paiements directs aux exploitants. L'organisation souhaite aussi préparer les paysans à la concurrence étrangère.

La politique agricole 2022 doit avancer, indépendamment des questions relatives à l'ouverture du marché et à la protection des frontières. Afin de permettre une plus grande liberté entrepreneuriale, le système de subventions doit être simplifié, expliquent les experts. Les paiements directs doivent être réduits à quatre catégories. Et les compétences doivent être réattribuées.

Dans le modèle proposé par les auteurs de l'étude, la Confédération ne réglera que ce qui est utilisé de manière uniforme dans tout le pays. Elle payera une contribution de base, plus détachée de la surface des exploitations. Et continuera à verser les subsides en faveur du bien-être animal.

Les cantons seront investis de davantage de compétences. Ils seront responsables de toutes les mesures qui, dans le domaine de l'environnement et du paysage, ont un impact régional.

Organisations

Les organisations de producteurs et les interprofessions pourront définir elles-mêmes des systèmes de production favorables à la durabilité. Elles pourront ainsi développer des synergies avec des plus-values commerciales et renforcer la compétitivité des agriculteurs suisses.

Les mesures d'allégement du marché seront abandonnées tout comme les contributions aux systèmes de production et à l'utilisation efficace des ressources.

La nouvelle répartition des compétences permet de réduire les doublons dans la réglementation et les contrôles. Pour les auteurs, les agriculteurs y gagnent une plus grande marge de manoeuvre entrepreneuriale.

Ouverture du marché

Et cela n'exclut pas une ouverture du marché, estime la faîtière. Selon les auteurs de l'étude, il n'y a pas de contradiction entre une ouverture partielle et une agriculture suisse fructueuse. Les paysans peuvent être préparés à la signature d'accords de libre-échange et à faire face à la concurrence étrangère.

La nouvelle contribution de base constitue alors un instrument efficace pour renforcer l'agriculture productrice durant une phase d'adaptation. Les programmes régionaux et ceux en faveur de la durabilité permettent également davantage d'espace pour le développement entrepreneurial et pour saisir de nouvelles opportunités dans un environnement plus ouvert.

Economiesuisse ne prône ni une ouverture complète du marché, ni une ouverture précipitée, souligne-t-elle. Toutefois, afin de développer le réseau des accords sur l'accès au marché, il faut assouplir la protection des frontières de manière ponctuelle.

"Le débat doit démarrer dès aujourd'hui." Cela permet d'éviter de se mettre inutilement sous pression lors de la conclusion d'un accord de libre-échange.

Bonnes questions

De l'avis de l'Union suisse des paysans, les auteurs de l'étude se posent les bonnes questions. Elle salue la volonté de simplifier le processus administratif et de maintenir le crédit cadre.

Toutefois, explique Francis Egger, membre du secrétariat général de l'USP, à Keystone-ATS, "il y a beaucoup d'incertitudes". Les paysans ont notamment peur de la suppression envisagée du supplément fromager. "Il a été introduit pour compenser l'ouverture du marché européen. Le supprimer peut avoir un effet catastrophique sur le prix du lait."

L'étude d'économiesuisse est intéressante, "même si nous ne sommes pas d'accord avec une part importante des mesures proposées et que nous devrons encore procéder à une analyse de détails", avance M. Egger. L'USP est prête à en discuter avec la faîtière.

"Honteux" et "absurde"

Début septembre, les propositions faites par Avenir Suisse n'avait pas obtenu le même accueil. L'Union suisse des paysans avait vertement critiqué les propositions du groupe de réflexion. Selon les paysans, elles "regorgent d'affirmations absurdes et de propositions insensées".

Le think tank voulait réduire les coûts économiques liés à l'agriculture d'environ 14,4 milliards de francs par an. Il proposait notamment de réduire la protection douanière sur les biens agricoles, l'abolition des subventions préservant les structures ou encore une réforme de l'indemnisation des prestations d'intérêt général.

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