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Au moins deux personnes ont été tuées et près de 300 blessées vendredi au Caire dans des heurts entre manifestants hostiles au pouvoir militaire et soldats près du ministère de la défense. Ces affrontements font encore monter la tension à l'approche de la présidentielle prévue à la fin du mois.

Dans la journée, les militaires déployés autour du bâtiment après les affrontements qui avaient fait entre neuf et vingt morts mercredi ont été copieusement insultés et la foule a réclamé le départ du maréchal Hussein Tantaoui, président du Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis l'éviction d'Hosni Moubarak, en février 2011.

Les manifestants ont échangé des jets de pierres avec les forces anti-émeutes, qui ont aussi utilisé un canon à eau, des gaz lacrymogènes et chargé la foule à plusieurs reprises.

Tirs dénoncés

Les affrontements se sont transformés en courses-poursuites dans de nombreuses rues du quartier d'Abbassiya, à proximité du ministère, où des tirs nourris ont été entendus. Les services de sécurité ont assuré qu'il s'agissait de tirs de semonce pour tenter de disperser la foule.

Des responsables de l'hôpital universitaire Al-Zahra ont déclaré avoir reçu les corps de deux personnes. Des médecins sur place ont dit que ces deux personnes avaient été tuées par des tirs. Selon le ministère de la Santé, les affrontements ont fait un mort, un militaire.

Couvre-feu

Dans un communiqué publié par l'agence officielle Mena, le ministère a également fait état de 296 blessés, dont 131 ont dû être conduits à l'hôpital.

Un couvre-feu sera imposé à partir de 23h00 locales vendredi jusqu'à samedi matin dans le secteur du ministère, a déclaré le général Moukhtar al-Moulla, membre du CSFA, dans une allocution télévisée. Les forces de l'ordre "s'opposeront de manière décisive" à toute tentative de violer ce couvre-feu, a-t-il ajouté.

ATS