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Les islamistes raflent près de trois sièges sur quatre à l'issue du second tour de la première phase des élections législatives en Egypte organisées dans un tiers des gouvernorats. Ces résultats, officiels, ont été annoncés dans la nuit de mercredi à jeudi.

A l'issue de ce scrutin uninominal censé pourvoir un tiers des sièges de l'Assemblée du peuple (chambre des députés), 36 candidats affiliés à la confrérie des Frères musulmans ont été élus, ainsi que cinq candidats du parti salafiste Al-Nour.

Sur les 56 sièges à pourvoir, six reviennent par ailleurs à des indépendants et sept à différents partis, notamment libéraux, tandis que deux sont encore en suspens, car l'élection a été gelée dans une circonscription du Caire pour cause d'irrégularités, selon le quotidien indépendant "Al-Masry al-Youm".

Le chef de la Haute commission électorale (HCE) a annoncé les noms des candidats élus lors d'une conférence de presse mercredi soir, sans toutefois préciser leur appartenance politique.

Les salafistes seconds

Le mode de scrutin complexe prévoit l'élection des deux tiers des députés restants à la proportionnelle de liste.

L'influente confrérie est officiellement créditée de 36,62% des voix au scrutin de listes et les salafistes (fondamentalistes musulmans) la talonnent avec 24,36% des voix. Les libéraux, divisés en six listes, atteignent 29,39% et restent les grands perdants de ce premier tour.

L'élection des 498 députés se déroule en trois étapes dans les 27 gouvernorats du pays. Neuf nouveaux gouvernorats sont appelés aux urnes à partir du 14 décembre et le dernier tiers de l'Egypte votera en janvier.

ATS