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La police et l'armée égyptiennes ont tiré des coups de feu et fait usage de gaz lacrymogènes: ils tentaient de déloger de la place Tahrir du Caire des manifestants hostiles au pouvoir militaire. Les violences ont fait au total en cinq jours 13 tués alors que l'armée a regretté les violences aux femmes.

Les affrontements qui ont également fait des centaines de blessés en cinq jours au Caire embarrassaient le pouvoir militaire. Des manifestants affirment que ce bilan va s'alourdir avec la dernière intervention des forces de l'ordre.

Des sources médicales ont affirmé que 9 des 13 tués avaient été "touchés par des balles", précisant que seuls 10 corps avaient été autopsiés pour le moment, a rapporté l'agence officielle égyptienne Mena.

Balles réelles

L'armée au pouvoir depuis la chute en février du président Hosni Moubarak a pourtant réaffirmé à plusieurs reprise que les forces de sécurité n'avaient pas fait usage de balles réelles, en dépit de vidéo largement diffusées montrant des militaires tirant sur les manifestants avec des fusils.

Une source militaire a fait état de 164 arrestations. Une source au sein des services de sécurité a déclaré qu'un jeune homme de 26 ans était mort en détention sans que l'on connaisse la cause de son décès.

Violences faites aux femmes

Le quotidien indépendant Tahrir, fondé après la chute du président Hosni Moubarak en février, fustigeait en Une "les forces qui attentent à l'honneur", avec une photo d'un soldat tenant une femme par les cheveux tandis qu'un autre brandissait une matraque au-dessus d'elle.

Les militaires accusés d'implication dans des affrontements violents et d'atteintes aux droits de l'homme aux dépens de manifestants seront traduits devant des tribunaux militaires, a annoncé de son côté dans un communiqué le général Adel Morsi, chef de l'Autorité judiciaire militaire.

ATS