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Elections en Colombie: Santos et Zuluagua qualifiés pour un duel

Ce contenu a été publié le 26 mai 2014 - 05:15
(Keystone-ATS)

Les Colombiens ont qualifié au premier tour de la présidentielle le chef de l'Etat Juan Manuel Santos et l'ancien ministre Oscar Ivan Zuluaga. Ils laissent ainsi augurer d'un vif duel sur le processus de paix avec les Farc au second tour.

M. Santos, artisan de négociations de paix historiques avec la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a obtenu 25,6% des voix, derrière M. Zuluaga, farouche opposant à ces pourparlers. Ce dernier a recueilli 29,3%, selon un décompte officiel portant sur la quasi-totalité des bulletins.

Faute d'avoir obtenu la majorité, les deux hommes, autrefois alliés au sein d'un gouvernement précédent, s'affronteront au second tour prévu le 15 juin prochain. Ce scrutin prendra l'allure d'un véritable référendum pour la poursuite ou non du dialogue avec les Farc.

Au pouvoir depuis 2010, M. Santos, dont le gouvernement a ouvert des pourparlers sans cessez-le-feu bilatéral, veut poursuivre les discussions, afin de résoudre le plus vieux conflit d'Amérique latine, qui a fait en un demi-siècle plus de 220'000 morts et cinq millions de déplacés.

Pas d'incidents

"Les Colombiens vont avoir deux options: ils pourront choisir entre ceux qui veulent la fin de la guerre et ceux qui préfèrent la guerre sans fin", a réagi le chef de l'Etat depuis son siège de campagne à Bogota, salué par ses partisans aux cris de "Paix, paix, la Colombie demande la paix".

Fondée en 1964 à l'issue d'une insurrection paysanne, la principale guérilla colombienne compte encore selon les autorités près de 8000 combattants, repliés dans les régions rurales. Elle s'était engagée à observer une trêve durant le scrutin, qui s'est déroulé sans incident notable et a été marqué par une abstention d'environ 60%.

En cas de victoire au second tour, M. Zuluaga a annoncé son intention de lancer un ultimatum d'une semaine à la guérilla pour qu'elle rende les armes. Une condition qui sonne comme la rupture probable des pourparlers actuels, délocalisés depuis 18 mois à Cuba.

Les trois autres candidats en lice au premier tour, qui ont tenté en vain d'orienter les débats sur les questions sociales, ont été nettement devancés: la candidate conservatrice Marta Lucia Ramirez (15,6%), celle de la gauche, Clara Lopez, qui réalise un de ses meilleurs scores (15,3%), et l'ex-maire centriste de Bogota, Enrique Peñalosa (8%).

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