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La décision d'Emmi de renoncer au terme "Gruyère" pour les fromages produits dans sa filiale américaine constitue un désavantage face à ses rivaux sur place, estime le groupe lucernois. D'autant plus qu'il conteste toute concurrence entre ses "Gruyère Grand Cru" et les "Gruyère AOC" exportés depuis la Suisse.

Le groupe avait décidé récemment de renoncer à utiliser dès mai 2013 le terme "Gruyère" pour trois fromages sur une vingtaine qu'Emmi Roth fabrique aux Etats-Unis. "Le débat est devenu émotionnel. Il était difficile d'avancer nos arguments rationnels en Suisse", estime le responsable de la division Marché international d'Emmi, Matthias Kunz, dans un entretien publié vendredi par le quotidien "Le Temps".

Selon lui, l'argument d'une concurrence entre les "Grand Cru" et l'AOC ne tient pas. Les consommateurs du gruyère AOC "aiment un fromage de très haut 'standing' et sont prêts à en payer le prix". Ceux du "Grand Cru" fabriqué dans le Wisconsin "sont parfois soucieux de soutenir l'économie locale", souligne M. Kunz. Et d'ajouter que ce fromage est largement vendu "déjà râpé" dans les restaurants.

"En lâchant cette dénomination, nous sommes désavantagés par rapport à la concurrence", souligne le responsable. "Nous sommes un très petit acteur sur le marché américain", explique-t-il.

Nouveau site attendu

Au moment de sa décision, Emmi avait déjà souligné que l'intitulé Gruyère ne disparaîtrait pas chez ses concurrents et dans le commerce. Pour cette raison, le groupe avait également répété son combat pour l'enregistrement de la marque aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis sont d'ailleurs devenus le plus grand marché de gruyère AOC avec 2600 tonnes, devant l'Allemagne et la France. Emmi exporte 80% de ce volume, rappelle M. Kunz.

ATS