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En dormant, le corps économise plus d'énergie qu'on ne le pensait

Le ralentissement métabolique permet d'épargner environ 7-8% de l'énergie quotidienne (archives). KEYSTONE/URS FLUEELER sda-ats
Ce contenu a été publié le 21 novembre 2017 - 13:06
(Keystone-ATS)

Le corps humain économise nettement plus d'énergie pendant le sommeil que ce que l'on pensait jusqu'à aujourd'hui. Des scientifiques à l'hôpital de l'Ile à Berne ont mis à jour une technique qu'utilise le corps pour se ménager.

En phase de sommeil, le métabolisme ralentit et permet d'économiser de l'énergie. Cependant, la quantité d'énergie ainsi épargnée n'est pas particulièrement élevée: cette raison seule semble insuffisante pour expliquer l'apparition du sommeil dans l'évolution du règne animal, car le repos a aussi des inconvénients - notamment le manque de temps pour la recherche de nourriture et la reproduction.

A travers des modèles mathématiques, Markus Schmidt et des chercheurs de l'hôpital de l'Ile à Berne, avec des scientifiques de l'Ohio State University, ont comparé la quantité d'énergie conservée durant le sommeil par rapport aux phases de veille. Et ils ont découvert qu'en dormant, l'on épargnait davantage que ce que l'on pensait.

Le "partitionnement"

Le ralentissement métabolique permet d'épargner environ 7-8% de l'énergie quotidienne, explique Markus Schmidt mardi dans un communiqué de l'hôpital de l'Ile. Mais si l'on tient compte d'une autre astuce du corps, le "partitionnement", la réserve est quatre fois plus grande, écrivent les chercheurs dans la revue spécialisée "PLoS One".

Avec le partitionnement, le corps répartit les processus biologiques entre veille et sommeil. Certains processus liés au système immunitaire, au renforcement de la mémoire ou à la régénération des cellules nerveuses sont particulièrement actifs pendant le sommeil. D'autres, comme ceux du métabolisme énergétique, nettement plus actifs à l'état de veille.

A travers cette répartition, l'énergie économisée pendant le sommeil peut s'élever à près de 37% de l'énergie quotidienne, selon Markus Schmidt. Cette technique permettrait en outre d'expliquer pourquoi un manque de sommeil chronique est mauvais pour la santé. "En cas de déficit, les fonctions relevant du sommeil ne se déroulent plus complètement", souligne M. Schmidt. Avec pour conséquences éventuelles, des problèmes de concentration ou des risques accrus de cancer.

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