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En visite en Allemagne, le Premier ministre turc se défend

Ce contenu a été publié le 25 mai 2014 - 03:01
(Keystone-ATS)

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a rejeté à Cologne, sous les vivats d'une salle de 16'000 spectateurs issus de la diaspora turque, les critiques émises par l'Allemagne après l'accident minier de Soma il y a onze jours. Un peu plus tôt, environ 45'000 manifestants s'étaient rassemblés dans les rues.

Certains manifestants portaient des casques de mineurs, d'autres portaient des banderoles dénonçant M. Erdogan comme dictateur. Le chef du gouvernement turc islamo-conservateur était venu prononcer un discours devant les Turcs allemands, qui seront autorisés à voter à la présidentielle d'août prochain.

La chancelière Angela Merkel avait invité le Premier ministre turc à faire preuve de sensibilité à l'occasion du 10e anniversaire de l'Union des démocrates turcs européens. Des parlementaires allemands ont en effet estimé que prononcer un tel discours onze jours après l'accident qui a fait 301 morts était une marque d'insensibilité.

Cet événement survient également un an après le vaste mouvement de contestation qui a secoué Istanbul.

"Certains médias d'ici, certaines organisations essaient d'exploiter la catastrophe de Soma en insultant le Premier ministre de la République turque", a déclaré M. Erdogan. "Tayyip Erdogan connaît l'odeur de ces mines de charbon. Je suis allé dans ces mines et j'ai marché quatre cinq kilomètres à l'intérieur", a-t-il ajouté.

Le dirigeant turc a également dénoncé les "mensonges et les intrigues" de ses opposants.

"Partie de l'Europe"

Devant son auditoire, le Premier ministre s'est en outre prononcé pour l'intégration, contre l'assimilation, en écho à des propos qu'il avait déjà tenus en 2008. "Assimilation? Non. Je l'ai déjà dit et je le redis: nous ne mettons pas en péril notre langue, notre religion, notre culture."

"La Turquie, avec sa mission, ses valeurs et son peuple, fait maintenant partie de l'Europe et les hommes politiques européens devraient le voir et l'accepter. Les problèmes de la politique européenne doivent être résolus avec la Turquie, et non en utilisant la Turquie", a-t-il déclaré.

L'Allemagne compte environ 1,5 million d'électeurs turcs et ceux qui voteront en août n'auront pas besoin de rentrer au pays pour ce scrutin.

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