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Entrée en vigueur d'une trêve à Idleb

Une trêve est intervenue après quatre mois de bombardements dévastateurs sur la région d'Idleb (archives). KEYSTONE/EPA SANA/SANA HANDOUT sda-ats
Ce contenu a été publié le 31 août 2019 - 13:50
(Keystone-ATS)

Le régime syrien a cessé ses frappes aériennes samedi sur la région d'Idleb, au premier jour d'une trêve annoncée. Celle-ci intervient après quatre mois de bombardements dévastateurs sur cette région du nord-ouest du pays en guerre.

Cette trêve a été annoncée la veille par la Russie, l'alliée du président syrien de Bachar al-Assad qu'elle aide dans le conflit, particulièrement dans son offensive contre les djihadistes et les rebelles dans la région d'Idleb (nord-ouest), qui a fait plus de 950 morts parmi les civils depuis fin avril.

Une précédente trêve décrétée début août dans cette même région a volé en éclats au bout de quelques jours, le régime ayant repris ses raids après avoir accusé ses adversaires de ne pas la respecter.

"Il n'y a pas d'avions de combat dans le ciel et les frappes aériennes ont cessé" samedi après l'entrée en vigueur de la trêve unilatérale vers 06h00 locales (05h00 en Suisse), a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les combats ont également cessé et seuls des tirs d'artillerie sporadiques sont entendus près de la localité de Maarat al-Noomane, dans le sud de la province d'Idleb, frontalière de la Turquie, a indiqué cette ONG.

A la faveur de la trêve, Ahmed Ibrahim est retourné chez lui dans le village de Maar Shourine près de Maaret al-Noomane, mais juste pour récupérer quelques affaires. "Le régime, comme d'habitude, va violer le cessez-le-feu et ne va pas tenir sa promesse", a dit à l'AFP ce Syrien qui a fui il y a 15 jours vers une région plus au nord.

"Cauchemars humanitaires"

A Damas, l'agence officielle Sana a indiqué que l'armée syrienne avait accepté de respecter l'arrêt des hostilités mais qu'elle "se réservait le droit de réagir aux violations".

Vendredi, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie a affirmé qu'un accord avait été conclu pour "un cessez-le-feu unilatéral des forces gouvernementales", et appelé "les groupes armés à renoncer aux provocations".

Fin avril, le régime Assad aidé de Moscou a lancé des bombardements aériens et à l'artillerie contre la province d'Idleb et les secteurs limitrophes dans les provinces voisines de Hama, Lattaquié et Alep, dominés par les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) et où des groupes rebelles sont également présents.

Le 8 août, il a débuté une offensive au sol reprenant de nombreux secteurs, dont la ville stratégique de Khan Cheikhoun dans le sud d'Idleb et la totalité de la province de Hama. La nouvelle trêve semble être un nouvel effort pour éviter ce que l'ONU a décrit comme l'un des pires "cauchemars humanitaires" du conflit.

Depuis fin avril, les bombardements syriens et russes ont tué plus de 950 civils dans la région d'Idleb selon l'OSDH et plus de 400'000 personnes ont été déplacées d'après l'ONU.

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