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Erwin Sperisen lutte pied à pied contre l'accusation

Ce contenu a été publié le 19 mai 2014 - 17:39
(Keystone-ATS)

Erwin Sperisen a continué lundi à nier toute implication dans la mort violente en 2006 de sept détenus de la prison de Pavon, près de Guatemala City. Poursuivi pour dix assassinats, l'ancien chef de la police du Guatemala comparaît devant le Tribunal criminel de Genève.

Le prévenu, qui réside à Genève, a affirmé qu'il ne connaissait pas à l'époque les prisonniers qui avaient été tués lors de la reprise en main de cette prison par les forces de sécurité.

A aucun moment de l'intervention, qui a duré toute une journée, "on m'a parlé de prisonniers qui ont été emmenés dans un endroit du pénitencier pour y être exécutés", a insisté Erwin Sperisen. L'ex-chef de la police aurait simplement été informé d'une confrontation armée entre détenus et forces de l'ordre.

"On m'a dit qu'il y avait des victimes, sans préciser qui était mort", a souligné Erwin Sperisen. Ce dernier a indiqué avoir vu brièvement un corps en glissant la tête à travers la porte d'un des bâtiments de la prison. Il n'a en revanche pas vu d'armes à proximité du corps, tout en précisant qu'il faisait sombre.

Attaque contre la partie plaignante

Selon le Ministère public genevois, les prisonniers décédés étaient considérés par les autorités comme des meneurs et auraient été abattus froidement par un commando, alors qu'elles étaient maîtrisées. L'accusé aurait participé à ce plan secret.

Après avoir essuyé un premier refus jeudi, la défense d'Erwin Sperisen a une nouvelle fois tenté d'éjecter la partie plaignante du procès. L'unique plaignante est la mère d'une des victimes de Pavon. Cette dame de 70 ans a été interviewée et filmée par le journaliste de "L'Illustré" Arnaud Bédat.

Cette dame considère que le principal responsable dans cette tragique affaire est non pas Erwin Sperisen, mais Alejandro Giammattei, le directeur du système pénitentiaire de l'époque. Le procureur Yves Bertossa a qualifié la manoeuvre de la défense de "tentative de diversion" et d'instrumentalisation de la justice.

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