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La presse espagnole a salué jeudi l'acte de contrition "historique" du roi Juan Carlos. Elle avait auparavant vivement critiqué son expédition de chasse à l'éléphant au Botswana, alors que l'Espagne se débat dans la crise économique.

"Un message catégorique en onze mots", "Il n'est pas possible de dire autant en si peu de mots, 11, et en seulement quatre secondes", a souligné le quotidien de centre-gauche "El País", en rappelant le bref message prononcé la veille par le roi sortant de sa chambre d'hôpital. "Je regrette beaucoup. Je me suis trompé et cela ne se reproduira pas", avait dit Juan Carlos, soit onze mots en espagnol, face aux caméras de télévision.

"Le roi a fait un geste qui l'honore", a estimé le journal, ajoutant que Juan Carlos a ainsi tenté "de freiner la crise institutionnelle par des excuses historiques" et de redorer "une image de la famille royale très détériorée".

"A partir de maintenant, il n'y aura plus de safaris de luxe ni de voyages secrets", a affirmé "El País", soulignant que cette stratégie a été suggérée par les nouveaux conseillers du roi.

"L'humilité d'un roi"

"Quand régner consiste à savoir dire pardon", a titré "El Mundo", de centre-droit, soulignant lui aussi que ce geste "honore le roi".

"Cela met en évidence que Don Juan Carlos a assez de sens commun pour comprendre que le voyage fut une grave erreur et reconnaître qu'il s'est trompé", a écrit le journal qui a également relevé que ce geste a soulagé la classe politique.

"L'humilité d'un roi", a pour sa part titré "ABC" (droite). "Si les politiques et autres personnes de pouvoir avaient dit parfois 'pardon, je me suis trompé', je pense que l'Espagne serait différente", a ajouté le quotidien.

"Mais il a fallu que ce soit le roi qui éclaire hier les ombres d'un pays où les erreurs les plus publiques se maquillent, de façon à ce que la honte soit là mais ne se voit pas, noyant la conscience d'un peuple dévasté par la négligence, la corruption ou l'infamie", a encore dit "ABC".

ATS