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Espagne: le boycott des aiguilleurs du ciel prend fin

Madrid - Les contrôleurs du ciel espagnols ont repris le travail samedi après 24 heures d'une grève sauvage qui a conduit le gouvernement à déclarer l'état d'alerte, mesure sans précédent en 35 ans de démocratie. Ce boycott a plongé le pays dans une crise majeure.
L'espace aérien fermé depuis vendredi a rouvert samedi après-midi et de premiers avions ont décollé ou atterri des principaux aéroports du pays, Madrid et Barcelone. Le trafic ne devrait reprendre que progressivement, les grandes compagnies, dont Iberia, ayant annulé leurs vols en principe jusqu'à dimanche.
Le retour à la normale prendra "24 à 48 heures", a estimé le ministre des Transports. Cette grève sauvage non annoncée a laissé en souffrance à partir de vendredi soir 300'000 passagers dans les aéroports, au pire moment pour les Espagnols puisqu'ils se préparaient à partir pour un pont de cinq jours, le plus long de l'année.
Perturbations en Suisse
Cette grève sauvage a aussi eu des conséquences en Suisse. Swiss a vu 18 vols annulés avec l'Espagne samedi, soit les 2/3 des vols allers et retours avec ce pays, selon un porte-parole. A Cointrin, 14 vols ont été annulés avec l'Espagne, le Portugal et le Maroc.
La compagnie easyJet a dû annuler l'ensemble de ses vols en provenance et à destination de l'Espagne, le Portugal et le Maroc jusqu'à la fin de la journée de samedi, selon un communiqué.
"Chantage"
Le gouvernement a dénoncé un "chantage" et a confié à l'armée la gestion du contrôle aérien. Il a décrété samedi l'état d'alerte, une mesure inédite depuis la mort du général Franco en 1975 et le retour de la démocratie, qui permet de mobiliser les contrôleurs et les rend passibles de poursuites pénales.
Peu près cette annonce, les contrôleurs ont commencé à retourner travailler et en fin d'après-midi, la presque totalité des 184 prévus avaient regagné leur poste, selon l'autorité de gestion des aéroports.
Le ministre de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a dénoncé samedi l'attitude des contrôleurs aériens qui défendent, a-t-il dit, "des privilèges intolérables".
Selon le ministère des Transports, il y a en Espagne 2300 contrôleurs aériens, dont 135 gagnent plus de 600'000 euros par an et 713 entre 360'000 et 540'000 euros, plus que leurs collègues européens, en raison d'un système très avantageux d'heures supplémentaires.

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