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Les Pays-Bas, humiliés dimanche soir à Konya par la Turquie (0-3), pourraient manquer l'Euro pour la première fois depuis 1984 et sont désormais en pleine crise.

Troisième du dernier Mondial, la formation néerlandaise n'est plus que quatrième de son groupe, à deux points de Turcs qui sont eux désormais troisième et donc en position de se hisser en barrages.

Robin van Persie et ses équipiers en sont réduits à espérer un faux pas de la Turquie lors des deux derniers matches face à la République tchèque et l'Islande, deux équipes qui seront peut-être démobilisées car officiellement qualifiées pour l'Euro-2016 depuis dimanche.

Et il faudra bien sûr que les Néerlandais s'imposent face aux Kazakhs (d'ores et déjà éliminés) et aux Tchèques. Or, gagner est devenu compliqué pour les Pays-Bas depuis leur retour du Brésil.

Danny Blind, qui avait pris en juillet la succession de Guus Hiddink, a entamé son mandat de sélectionneur par deux défaites, à domicile jeudi face à l'Islande (0-1) et dimanche en Turquie. Zéro but inscrit, quatre concédés.

"Nous défendons très mal et notre jeu de combinaisons est tout simplement lamentable", constate la légende Johan Cruyff, très critique quand il évoque l'axe central défensif de la sélection. Stefan de Vrij, Bruno Martins Indi et Jeffrey Bruma ont effectivement été mauvais jeudi et dimanche.

"Nous perdons ces deux rencontres suite à des erreurs individuelles", peste Danny Blind.

Le sélectionneur oublie un peu vite les lacunes collectives. Ses choix n'ont pas manqué d'interpeller les médias néerlandais. En alignant des joueurs en manque de rythme (comme Van Persie qui revient de blessure) ou qui n'ont pas de temps de jeu en club, Blind a peut-être commis une erreur.

L'entraîneur se sait contesté par une partie de la presse mais il refuse de démissionner et peut toujours compter sur le soutien de sa Fédération.

"Je soutiens pleinement le sélectionneur et l'ensemble du staff. Ils ont besoin de notre confiance surtout en ce moment", a ainsi déclaré le directeur du football professionnel de la KNVB, Bert van Oostveen.

Reste que lorsque des dirigeants doivent sortir du bois pour confirmer un entraîneur, ce n'est jamais bon signe.

ATS